A toi qui n’a pas d’enfant…

A toi qui n’a pas d’enfant, mais tellement d’idées pour élever ceux des autres.
A toi qui vit seul, mais est convaincu qu’il saurait gérer toute une tribu au quotidien.
A toi qui il n’y a pas si longtemps vivait dans le giron de sa mère, mais pense savoir ce que sait d’être un bon parent.

Il y a des fois où tu m’agaces avec tes remarques désobligeantes sur ma façon de tenir tant bien que mal le ménage de mon appartement.
Il y a des fois où tu me mets en colère quand tu reprends mes enfants devant moi, comme si ton autorité prévalait sur la mienne.
Il y a des fois où tu m’amuses quand tu te lances dans des grands discours sur l’éducation, forcément meilleure, que tu donneras à ta future descendance.

Et pourtant, si tu savais les nuits sans sommeil et les journées sans trêve quand on s’occupe de nourissons.
Et pourtant, si tu savais combien il est difficile de tenir les beaux principes simplement parce que l’on est face à des enfants réels et non rêvés.
Et pourtant, si tu savais que l’on se retrouve parfois bien esseulés et mal informés quand on est jeune parent. Devant tenir seul (e) la baraque, ou à deux lorsque comme moi on est chanceux.

Alors, je me prends à imaginer que les valises que tu as sous les yeux ne sont pas dues aux vapeurs des nuits d’alcool, mais d’un petit bébé fêtard.
Alors, je me prends à imaginer que tes vêtements sont tachés par des cacas fuyants et des reflux.
Alors, je me prends à imaginer ta maison croulant sous le linge entassé, les papiers en attente, la vaisselle dans l’évier.

Si je suis sincère, je ne te souhaite pourtant pas l’angoisse d’une grossesse au lit avec une menace planant sur le bébé.
Si je suis sincère, je ne te souhaite pourtant pas les régimes drastiques et les piqures d’insuline
Si je suis sincère, je ne te souhaite pas non plus les vomissements dix fois par jour jusqu’à l’accouchement.

Je n’ai pas envie non plus, que le bébé arrive au bout de 53h …
Je n’ai pas envie non plus, que son petit coeur ralentisse et qu’on doive le sortir d’urgence à coups de ciseaux et de forceps.
Je n’ai pas envie non plus, que la naissance de ton enfant soit accompagnée de douleurs physiques et psychologiques difficiles à oublier.

Peut être que tu auras la chance, d’avoir un bébé qui dort plus de dix minutes d’affilées durant sa première année.
Peut être qu’il y aura autour de toi des personnes pouvant te soulager une heure en gardant ton enfant pour que tu dormes, ou t’offrira toute autre forme d’aide pouvant t’apporter un peu de répit et de réconfort après un tel bouleversement.
Peut être que tu échapperas aux remarques et aux conseils contradictoires qui font tant douter de soi quand on est jeune parent.

Je déteste pourtant ceux qui disent d’emblée à ceux qui n’ont pas d’enfant : « tu ne peux pas comprendre ». Je pense que c’est faux. Certains n’y arrivent pas, d’autres oui.
Je déteste les idées toutes faites sur ce que c’est qu’être un bon parent. Il n’y a pas de recettes magiques mais son propre chemin à trouver.
Je déteste être en colère contre toi, alors que j’aimerai que les jugements fassent place à un dialogue constructif.

Un jour, tu seras parent à ton tour, jugé de toute part, critiqué avant même que le bébé ne soit arrivé.
Un jour, tu seras épuisé, perdu, déboussolé.
Un jour, au lieu de me moquer de toi, je me souviendrais de ces années de grandes joies et grandes fatigues, et je te tendrai la main. Tu la prendras si tu le souhaites.

Une demi année

6 mois, c’est rien du tout et tout à la fois.

Quand on attend son deuxième enfant, on se demande parfois si on l’aimera tout pareil, si on sera aussi émerveillée que la première fois. Pour moi, les choses étaient un peu différentes, plus la grossesse avançait plus je prenais confiance. C’était déjà un tel petit miracle que tu sois là.

Ta grande soeur faisait des « toc toc  » sur mon ventre bien rond. Ton papa regardait le berceau où il avait connu ses premières nuits en se disant que bientôt se serait toi.
Et puis tu es arrivée, trois jours d’attente et pourtant comme une belle surprise. Un final spectaculaire dans des rires de joie.

6 mois plus tard, qu’es tu devenu petit être cher à mon coeur ?

Je pose des mots sur le clavier, et tu es là à côté de moi. Si calme, si souriante. Je n’avais pas l’habitude avec ta soeur de cette sérénité là.
Tu as pris en douceur la place qui est la tienne. Sans cri ni fracas. Tu es là. Tu es toi.
Tu nous fixes intensément du regard et commence à raconter des petites choses à qui prête l’oreille pour les entendre. Si tu sens la personne attentive, tu te lances dans de grands monologue de rrrrhi et de ahhhhh.
Tu montres tes petits progrès. Tu attrapes tes pieds mignons pour les porter à ta bouche. Prends des objets dans tes mains potelées . Te retournes dans tous les sens pour mieux voir ce qui t’intéresse (bien souvent c’est ta grande soeur qui fait une bêtise).
Tu aimes danser la valse avec moi dans le salon. On tourbillonne et tourne tourne tourne. Tu chantonnes comme moi. T’agripes comme un petit koala. Renifle mon cou. Et puis tu mets quelques secondes un petit pouce à mâchouiller dans la bouche avant de le retirer pour ouvrir grand grand cette bouche dans un énorme sourire. Tes yeux deviennent rieurs. Une future chipie ?
Tu aimes le bruit de la mer pour t’endormir. Regarder par la fenêtre les feuilles de l’arbre dans la cour en face qui semblent danser dans le vent. Tu souris dans ton sommeil et cela me fait fondre.
Le bruit de la rue ne te gêne pas. Je crois que tu aimes bien ce tourbillon d’odeurs et de couleurs quand nous partons en promenade. En voyage tu te régales.

J’ai parfois l’impression que tu vois des choses que je ne vois pas ou plus. Ton regard est si profond que tu as l’air d’être une très vieille et belle âme. Je t’appelle parfois mon petit bouddha. Ma belle d’amour. Ma douceur des bois. Pourquoi je ne sais pas. C’est mon coeur qui s’emballe quand il te voit.

On dit parfois que l’arrivée d’un deuxième enfant chamboule tout. J’ai l’impression que loin d’une tornade, ta venue au monde a donné à chaque membre de la famille la place qui est la sienne.
Quelle chance j’ai ma chérie de t’avoir dans ma vie.
Tu ne m’appartiens pas. Je ne te façonnerais pas à mon image. J’essaierai juste de mon mieux de t’ accompagner dans ton chemin et tes rêves.

6 mois. Pas encore toute une année. Et pourtant déjà tant d’amour pour toi.

 

Deux ans et demi… et des poussières d’étoiles

Ce mois-ci tu as eu deux ans et demi. Je n’y ai pas prêté attention sur le coup. C’est bien banal de dire que le temps défile à vitesse grand V quand son enfant grandit. Toi tu cours comme l’éclair. Me laissant à peine le temps de reprendre mon souffle pour respirer.
Être ta maman, ce n’est pas de tout repos. Mais qui a dit que le bonheur était calme et plat ? La vie avec toi c’est un carnaval de confettis et des bourrasques de joie. C’est aussi des tempêtes de colère mais qui ne durent pas.

J’ai tord de t’appeler ma douce, par habitude ou parce que peut être c’est plus moi que toi. Toi tu es intrépide, farfelue, têtue et tellement drôle.
Avec toi, je retrouve le chemin de l’imaginaire, celui de mon enfance pavé de poudre de fées. Ensemble nous construisons des cabanes faites de coussins et de draps. Nous bâtissons de châteaux de princesses multicolores avec des legos et des cubes de bois. Tu me fais danser dans le salon et me demande de mettre une robe pour que nous soyons toutes deux dans nos costumes de lumière.
Pas un jour sans que tu chantes, comptines, air de disney ou opéra. Tu t’accompagnes d’un xylophone ou d’une flûte. Tu me casses un peu les oreilles mais j’avoue que j’aime ça. Chaque jour tu prends plaisir à compléter de nouvelles phrases, mâchouillant les mots comme de petits bonbons sucrés. Tu as déjà un sacré vocabulaire et des expressions qui me font fondre.
Tu taquines ton papa, qui devient loup ou monstre selon l’histoire du jour. Petit chaperon rouge malicieux ou agneau peureux.
Tu entraines chacun dans ton monde et ta petite soeur en est l’élément central. Veillant sur elle à chaque instant. Tu la couvre de câlins et la protège de tes bras. Gare à l’inconnu qui voudrait l’approcher. Tu le foudroies du regard et le pousse si il daigne venir plus près.
Si je t’écoutais, je me transformerai chaque jour en ton oeuvre, sculpture vivante de body art: tu aimes le maquillage et voudrait me peindre tout en couleur.
Alors nous prenons des feuilles blanches et les remplissons de chats violets, de fleurs bleues et de bâteaux pirates. Avant que l’heure du goûter ne sonne et que tu ailles me préparer dans ta cuisinette des gâteaux au chocolat et des crêpes, avec un café pour maman (il me faut bien cela pour tenir le choc face une tornade comme toi).
Tes câlins durent 5 secondes 30 mais tu les prodigues à foison toute la journée. Tu m’envoies de ta main des « je t’aime » et des baisers… j’espère que cela va durer !

Garde ta fantaisie ma chérie
Comme certains pensent que la douceur est une faiblesse, certains autres disent des rêveurs qu’ils sont fous. Comme ils ont tord : c’est eux qui peuvent changer le monde. Alors bien souvent on les fait taire car ils font peur. Mais toi tu es courageuse , tu t’es battue pour être au monde, alors que cela n’arrête jamais ton battement d’aile de papillon

 

Mots de maman

Séance photo de noël en famille

Les livres que j’aimerai transmettre à mes filles

Cela va vous paraître peut être un peu bizarre de dresser une liste de livres à laisser à mes filles, un peu comme un testament mais façon lecture. Mais les romans ont eu un tel impact sur la construction de mon être, de ma vie, ma façon de voir le monde, de penser, que je ne peux que voir ça comme un cadeau à leur faire.

 

J’espère leur transmettre ma passion (dévorante) de la littérature. En vrai, je sais bien qu’elles liront, ou pas, ce qu’elles voudront. Salomé à deux ans a déjà ses préférences dans les albums jeunesse. Norah, 4 mois, réagit aussi lorsque je raconte des histoires.

On parle de plus en plus de bibliothérapie. C’est un concept qui me plait beaucoup. Celui d’offrir des éléments de réflexion ou de réponses à quelqu’un qui en a besoin par des lectures choisies. Certaines personnes m’ont parfois fait ce précieux cadeau. D’autres livres sont venus à moi par les détours d’un rayon d’une bibliothèque ou d’une librairie, comme si ils m’attendaient.
J’ai toujours aimé lire. Être privée de l’histoire du soir était pour moi la pire des punitions.
A l’adolescence c’est devenu mon refuge, mon repère secret, ma drogue dure. Les personnages me donnaient les mots que l’on n’exprimait pas chez moi. Les héroïnes me donnaient le courage et la force dont je croyais manquer.

Je ne sais pas si toutes les mamans ont la même crainte que moi que leurs enfants grandissent sans elle, les laissant sans réponse et parfois démunis dans les grandes étapes de la vie. Si jamais cela arrive un jour pour mes filles, plus que de l’argent sur un compte épargne, je voudrais les armer de ces pages…

Ces livres qui m’ont aidé à me construire

 

Enfance

Les quatre filles du docteur March, Louisa May Alcott

Pour cette scène où Jo coupe ses beaux cheveux longs (un outrage au 19e siècle) pour pouvoir venir en aide à sa famille. Pas parce que je souhaite que mes filles se sacrifient pour moi, mais parce que j’avais aimé l’audace du personnage féminin près à défier les convenances pour ceux qu’elle aime.

 

Les malheurs de Sophie, La Comtesse de Ségur

C’est de ce livre que vient mon prénom. Ma maman lisait petite celui-ci et sa suite, les petites filles modèles. J’ai toujours aimé l’idée que mon prénom avait une histoire. Qu’il n’avait pas été choisi au hasard juste parce que mes parents le trouvait joli ou à la mode. J’ai vibré, ri, pleuré, en lisant les aventures de Sophie.

 

Le petit prince, Antoine de Saint Exupéry

Un bijou de poésie. Des petites leçons de morale aussi pour une vision d’un monde qui serait tellement meilleur si nous en suivions tous les enseignements.

 

Journal d’Anne Frank

J’étais très jeune quand j’ai lu ce journal. Je l’ai relu plusieurs fois à des moments différents de ma vie. Chaque relecture m’apportant un éclairage nouveau. Que de sagesse chez cette jeune fille. On aurait tendance parfois à trop couver nos enfants. Je ne dis pas que je vais parler de la shoah à mes filles tout de suite, mais cependant je crois que les enfants découvrent déjà assez vite l’injustice et la cruauté.

 

 

Adolescence

 

Orgueil et préjugés, Jane Austen

J’ai choisi celui-ci mais j’ai le secret espoir que mes filles soient aussi dingue de Jane Austen que moi. Qu’elles en dévorent les livres. Que l’on regarde ensemble les adaptations au cinéma et en série. Et que l’on fasse même un road trip sur les lieux des tournages. Pauvre papa !

 

Les hauts de Hurlevent, Emily Bronte

Un de mes livres favoris. Tourmenté, passionné. Le vrai romantisme. Pas le truc gnangnan à l’eau de rose. Celui que l’on lit emmitouflé dans un plaid en sursautant lorsque le vent fait trembler les fenêtres

 

Nord et Sud, Elizabeth Gaskell

Si j’aime autant ce livre, c’est pour l’histoire d’amour sur fond de lutte des classes. Une sorte de Zola mais beaucoup plus rejouissant. J’aime le personnage féminin qui a un sacré caractère.

 

La maison aux esprits, Isabelle Allende

Direction l’amerique latine pour des personnages féminins piquants. Ce que j’aime beaucoup ici c’est le coté transmission qui passe par les femmes.

 

Autant en emporte le vent, Margaret Mitchell

Ok ce roman n’est pas très glorieux coté racisme. Mais le personnage feminin est tellement près à en découdre qu’il me plait beaucoup. Parfois Scarlett est insupportable il faut le dire mais au moins elle prend son destin en main. Dans le même esprit, la bicyclette bleue de Régine Desforge, sur fond de résistance pendant la seconde guerre mondiale, me plait tout autant

 

Chocolat amer, Laura Esquivel

Quelle beauté ce livre mexicain. J’en ai savouré chaque page. C’est un livre qui éveille tous les sens.

 

 

Début de l’âge adulte

 

 Un barrage contre le pacifique, Marguerite Duras

Ce roman autobiographique livre une vision des relations mères filles qui me plait. Rien de simple ici dans les rapports mais j’aime cette mère qui se bat à corps perdu dans un combat qu’elle ne gagnera jamais contre l’océan pour l’espoir d’offrir une vie meilleure à ses enfants.

 

Mémoires d’une jeune fille rangée, Simone de Beauvoir

Un petit pas vers le féminisme avant d’ouvrir peut etre des livres plus conceptuels sur le sujet. Parce qu’aujourd’hui l’égalité n’est toujours pas complète et que nous devons rester vigilante sur le sujet.

 

Femmes qui courent avec les loups, Clarissa Pinkola Estés

Un livre que l’on s’offre de femme en femme. Des contes piochés aux 4 coins du globe. Des histoires qui aident à avancer à chaque étape de notre vie.

 

Mange prie aime, Elizabeth Gilbert

Un livre que j’ai lu et relu. Qui m’a fait beaucoup réflechir sur mes relations amoureuses et le sens que je souhaitais donner à ma vie. Et puis ça m’avait donné envie d’aller à Bali

 

Lettres, Frida Kahlo

Je ne sais pas si mes filles auront la même fibre artistique que moi. Si elles trouveront elles aussi dans l’art l’echappatoire aux coups durs de la vie. Les lettres de Frida kahlo sont pour moi d’un grand réconfort. J’aime sa gouaille et son coté canaille. J’aime sa force et son coté passionné.

 

L’alchimiste, Paolo Coelho

Un autre livre mis dans mes mains par ma maman. Elle avait l’art de transformer chaque petit geste en or pour forger le chemin que j’emprunte aujourd’hui.

 

 

Et vous? Quels sont les lectures que vous aimeriez transmettre à vos enfants?

 

 

Merci Laure Duchet pour cette jolie photo 🙂

 

Si vous êtes blogueuse / blogueur, et que vous souhaitez partager votre liste de livres pour vos enfants. N’hésitez pas à m’envoyer vos articles. Je les ajouterai ci-dessous.

 

Le bain bébé bien être, un joli cadeau de bienvenue au monde

Peut-être que comme moi, vous avez rêvé devant les vidéos de ces tout petits bébés dans l’eau, à qui une puéricultrice  donnait un bain enveloppé à la maternité.  Peut-être que comme moi aussi, vous ne saviez pas comment vous y prendre vous même pour créer cette bulle de douceur pour votre enfant. Je vous raconte le joli moment que nous avons vécu avec Norah lors d’un bain bébé bien être.

 

Donner le bain à un tout petit, pas si simple

Avant toute chose, il faut que je vous avoue, donner le bain à un bébé pour moi c’est une épreuve. Chez nous, c’est le papa qui s’en occupe. Moi ça me donne des sueurs froides. Tellement peur avec un tout petit de mal le tenir, le faire glisser, le cogner… Bref dans ces conditions, difficile d’en faire un moment de plaisir et détente partagée.

Et pourtant, il y a quelque chose de tellement doux et beau dans cet instant là quand on sait s’y prendre.

C’est donc avec un peu d’appréhension, et à petits pas dans la neige qu’un jour de mars nous nous sommes rendus avec Norah et son papa chez Bien naître et devenir pour une séance bébé bien naître. Cela me rassurait beaucoup que mon ogre soit là sur ce coup. Et puis je trouvais ça super de prendre ce temps là à trois. Notre Salomé étant tellement énergique, qu’on oublierait presque sa petite soeur parfois.

J’avais bien regardé le site internet avant car je ne savais pas trop à quoi m’attendre sur le déroulé de la séance, même si j’étais déjà convaincue des bienfaits d’un tel soin.

Le temps de la parole et de l’écoute

Aurélie nous a accueilli chaleureusement dans un joli petit cocon à la déco douce. Elle a pris le temps de l’écoute. Celui qui est bien essentiel à la naissance d’un enfant. Norah a pu entendre son histoire, celle de sa venue au monde. Le temps de la grossesse pas si simple. Et puis son arrivée spectaculaire dans le rire que je vous racontais ici.

Aurélie nous a raconté également son propre parcours d’infirmière en service de néonatalogie , et son expérience personnelle de maman qui l’ont conduite à proposer ces soins pour les bébés et leurs parents. J’ai trouvé son approche très intéressante et rassurante aussi. Car son tout petit bébé, on ne le confie pas à n’importe qui.

Le moment magique du contact de l’eau

Avec des gestes très doux et des mots les accompagnant, elle a ensuite préparé Norah pour le bain en l’entourant d’un lange, avant de la mettre en contact peu à peu avec l’eau. Moi qui suis si bavarde, j’ai fini par me taire. Émue de ce que je voyais se passer sous mes yeux. J’ai vu l’expression du visage de Norah se muer en détente totale. Ses jambes recroquevillées se sont allongées pour toucher la paroi de la baignoire. Elle était en confiance. Le lange s’est peu à peu distendu et Norah s’est mise à son aise dans l’eau.


Aurélie m’a alors invité à la rejoindre pour tenir Norah à mon tour. J’ai pris sur moi, car comme je vous le disais plus haut donner le bain à bébé ne me met pas à l’aise du tout. La magie a opéré. Aurélie s’est éclipsée doucement pour me laisser la place. Et me permettre de vivre ce moment de connexion intense et intime avec ma fille. Je ne pensais pas ressentir autant d’émotions. J’étais submergée. Cette sensation est assez difficile à retranscrire en mots. C’est comme si l’eau nous avait remises en contact charnel toute les deux, et que nous ne formions qu’un de nouveau comme in utero.

Une fin de séance tout en douceur

Nous avons clôturé la séance avec un temps de massage. Aurélie nous a montré au papa et à moi quelques gestes de bien être pour notre fille avant de prendre le temps de l’habiller.

J’ai aussi beaucoup apprécié quelques détails dans l’attitude d’Aurélie. Souvent dans une séance de soin on est un peu précipités dehors quand celle-ci est finie. Là elle m’a proposée de prendre le temps de la tétée pour Norah (installées sur des matelas on était bien) et puis elle a donné de judicieux conseils au papa pour m’apporter de l’aide quand je mets la petite dans l’écharpe de portage.

Il faisait froid ce jour là, et dans ce cocon chaleureux nous avons pris le temps d’être tous les trois pour accueillir Norah dans notre famille et lui donner une place à part entière. Merci Aurélie pour ce beau cadeau de bienvenue.

 

PS: suite à vos questions sur instagram, pour ceux et celles qui seraient intéressés pour leurs petits bouts ou pour leurs proches, c’est un soin qui peut être réalisé de la naissance à 8 semaines. Pour les bébés plus grands, Aurélie propose un soin en piscine (relaxation aquatique bébé) qui a l’air tout aussi magique !

 

La bain bébé bien être