Premier manège de bébé

Instantanés d’octobre

Avec Octobre, l’automne est arrivé doucement… L’été indien s’est prolongé quelque temps pour laisser place aujourd’hui à un épais brouillard emprunt de nostalgie. Laissez moi vous raconter un peu ce mois d’octobre…

Le mois d’octobre ou l’envie de cocooning

Je parlais de nostalgie, et pas de mélancolie. Pas de chagrin dans tout ça mais plus une forme de langueur qui s’empare des corps et des âmes. Chez moi cela se traduit par l’envie folle de boire une tisane fumante, m’enrouler dans un plaid et regarder toute la filmographie de  Meg Ryan… Ah les jolies couleurs de New York en automne dans Quand Harry rencontre Sally… cela me fait rêver.

Et des rêves et des projets, j’en ai plein la tête depuis ce lit que je ne quitte pas beaucoup, hormis pour mes rendez vous à la maternité. Le moral est tout de même bon, car le bonheur c’est saisir chaque petit morceau de lumière. Un câlin de Salomé, une blague vaseuse de l’ogre, les petits papillons de bébé qui bouge en moi…

La petite escapade qui ressource

Et puis nous avons réussi à partir deux jours chez mon oncle et ma tante à Vieux la Romaine. L’escapade ressourçante par excellence. Ils habitent dans un ancien presbytère et c’est fou comme on se sent bien chez eux. C’est comme si on laissait les soucis à la porte. Salomé a joué dans les ruines de la villa romaine et ça a l’air de bien lui plaire. Vivement qu’on l’emmène un jour à Rome ou à Delphes.

Et les week-ends où je n’étais pas au top, super papa a pris le relais en emmenant sa fille au parc, voir sa mamie et ses cousins, faire du manège. Bref, un papa qui assure.

Les mots posés sur mon clavier…

En attendant moi sur le blog, j’ai rêvé voyage en plongeant dans nos souvenirs de Lyon et de l’Alpes d’Huez. J’ai aussi commencé à imaginer la décoration de notre chambre partagée avec bébé.

Et puis surtout, je vous ai annoncé une super nouvelle non? Girl power !

Ça y est j’entame mon 6e mois avec le sourire à défaut d’énergie 🙂

Bon mois de novembre à tous.

A bientôt ici ou sur Instagram !

Grossesse annonce du sexe de bébé

Alors, fille ou garçon ?

Fille ou garçon ? Vous souhaitez savoir ? Avoir la surprise? Attention il va y avoir un gros spoiler dans ce billet alors je vous conseille de fermer cette page si vous êtes du genre à préférer garder le suspense sur le sexe de bébé jusqu’au jour de la naissance…

Vous êtes toujours là petits curieux?

Il faut dire que cette question je l’entends dès que je croise quelqu’un depuis que mon ventre s’est arrondi…

Et si je le savais avant tout le monde, moi ?

On parle parfois de l’instinct maternel qui détecte avant si cela sera une fille ou un garçon. Je sais bien que cette croyance populaire ne se vérifie pas toujours. Et pourtant…

Dès le début de ma grossesse, j’ai su. Je ne saurai pas vous dire pourquoi ni comment. Comme une évidence. Un pressentiment. Déjà quand je l’ai annoncé. Je me mordais les lèvres pour ne pas dire:  » je suis sûre que c’est….  » et garder mon secret.

Certains parents aussi veulent garder la surprise. Ou conserver la réponse  pour eux. Moi cela m’aide à m’investir pleinement dans la grossesse. Pas que j’imagine vraiment à quoi ressemblera notre bébé, car ce mystère me plait. Il y a tellement de possibilités puisque l’Ogre et moi sommes très différent, lui avec ses origines méditerranéennes d’un côté de la famille et moi viking normande… Yeux bleus, marrons ou verts? Cheveux blonds ou noirs ? Raides ou bouclés? Hâte de découvrir ce mélange ! Bébé ressemblera-t-il à sa soeur?

Alors ! Alors…

Un fille ? Un garçon ? On veut savoir !

Oui je vous fait languir un petit peu… C’est que je suis joueuse, moi, voyez-vous !

Je laisse Salomé vous annoncer la nouvelle.

Une deuxième petite ogresse va venir ajouter ses éclats de rire et ses grands sourires à notre famille pour notre plus grand bonheur.

Et si vous me demandez si je suis déçue, je vous répondrais bien au contraire. C’est un joli cadeau que la vie me fait, moi qui ai grandi dans un univers masculin, entouré de mes deux frères. Moi qui ai perdu les grandes figures féminines de ma famille maternelle… Ma maman, ma grand-mère et mes deux tantes.

On dirait que l’univers m’a donné pour mission de venir rééquilibrer notre famille avec des filles et moi cela me va très bien. Tellement de choses à leur transmettre à mes poulettes. Tout cet héritage de femmes si fortes à partager.

Devenir grande soeur…

Ma grande fille qui aura deux ans d’écart avec sa petite soeur ne réalise pas encore je crois tout ce qui se passe. Mais elle a bien compris que quelque chose se trame. Dès le début de la grossesse, elle a réclamé de jouer avec une poupée qu’elle cajole, câline. Et puis, mon gros bidon est couvert de ses bisous baveux et gestes tendres.

C’est pourquoi, j’ai tellement hâte de la voir dans son rôle de grande soeur. De les entendre jouer toutes les deux. Se chamailler aussi un peu (juste un peu) parfois, parce que sinon ce n’est pas drôle…

Alors, je crois bien que mon amoureux sera entouré, choyé, et ne risque jamais de s’ennuyer si mes deux chipies sont aussi bavardes que moi !

PS: On a déjà choisi le prénom, mais on vous fait languir encore un peu. Et on ne le dévoilera sur le blog que lorsque notre petite fée sera là ! En attendant, n’hésitez pas à faire vos pronostics en commentaire 😉

Bébé dans matelas cocoonababy

Ce jour où je suis devenue maman

D’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours su que je serai maman un jour. Je ne savais pas quand ce bonheur arriverait, mais c’était pour moi une certitude, une évidence.

Enfant déjà, j’adorais m’occuper des plus petits que moi. Je prenais soin de ma cousine de 8 ans ma cadette. De mon petit frère aussi, pour qui j’inventais des contes pour l’endormir, le rassurer.

La vie a fait que j’ai su très tôt l’importance d’une maman. A quel point ce lien est précieux et ne peut jamais être détruit. J’ai eu la chance d’en avoir une extraordinaire. Douce, affectueuse, drôle, généreuse, altruiste, inventive et avec un caractère bien trempé aussi qui m’a appris que les femmes se devaient d’être combative dans ce monde. Aujourd’hui en ce 13 octobre, mon coeur se serre de penser à elle. Il y a des anniversaires qu’on ne célèbre que dans les larmes. Et à travers le brouillard qui m’entoure, je perçois la lumière qui a su se frayer un chemin, pour me transformer en maman à mon tour.

Mon instinct m’a averti très jeune que je ne devrai pas trop tarder avant d’avoir des enfants si je voulais en avoir un jour.

Quand j’y pense, c’est un peu fou cette rencontre avec l’ogre à un moment précis de ma vie. Lui, qui ne s’imaginait ni marié ni avec des enfants, me tenait un tout autre discours seulement quelques mois après que nous ayons échangé notre premier regard. On dit que l’amour change un homme. Moins d’un an après, je portais en moi le plus doux des bonheurs.

Les choses ont été beaucoup moins vite pour que tu viennes au monde ma jolie petite ogresse. Comme une grande artiste déjà, tu as ménagé le suspense de ton entrée… 53H avant de contempler ta petite frimousse.

Quand on se prépare à la naissance, une part de nous imagine toujours la vision cinématographique de la perte des eaux en catastrophe dans un taxi… Moi je n’ai pas eu la version court métrage, mais le film d’auteur avec beaucoup beaucoup de longueurs… La faim. La soif. J’ai eu l’impression de traverser des déserts pour te rencontrer. Mais cela valait tellement la peine.

Ce jour où je suis devenue maman s’est donc étiré dans le temps, il est devenu 3 jours et deux nuits…

Même si mon accouchement, avec maturation puis déclenchement qui a fini un peu catastrophe avec épisiotomie et forceps , disons-le a été très loin d’une partie de plaisir, tout s’est effacé dès que je t’ai attrapé, posé contre moi, et contemplé les yeux dans les yeux. A ce moment là, la douleur était loin. J’étais submergée par l’émotion.

J’ai eu tellement peur pendant ta venue au monde de ne pas avoir la force d’arriver jusqu’au bout. Deux choses m’ont fait tenir. La présence de ton papa à mes côtés sans faillir. Celle immatérielle de ta mamie à qui je pensais à chaque poussée.

Des larmes ont coulé sur mon visage en te contemplant ma merveille. Il n’y a pas de plus beau cadeau de la vie que de devenir maman, quand on n’a plus sa maman…

Grand sourire de bébé

Instantanés de septembre

En septembre avec les « petits » maux de la grossesse, il est devenu plus difficile pour moi d’être régulière dans l’écriture et les réseaux sociaux. Avec des jours de petite forme et des jours de pas bien du tout. Alors, je passe à un petit bilan mensuel au lieu d’un hebdomadaire, pour vous donner des nouvelles de la maison des ogres.

Ce qui est chouette, c’est que maintenant que je vous ai annoncé la jolie nouvelle de bébé à venir, je suis un peu plus libre dans l’écriture. Je peux vous parler ainsi de mon bidon déjà bien rond.

Le mois de septembre, le mois de la rentrée

Qui dit mois de septembre dit rentrée. Pas à l’école encore mais à la crèche pour la deuxième année. C’est chouette de voir notre fille si épanouie là bas. L’équipe a décidé de la mettre avec les grands et elle est curieuse de toutes les activités qu’on lui propose. Par exemple:  motricité, pataugeoire, et des nouveautés comme les bacs de gravier montessori ou la cuisine. Elle lèche les plats de pâte à gâteau la gourmande ! Mais ce qui me rend la plus heureuse, c’est son goût pour les activités artistiques: conte, musique, peinture, pâte à sel … Je trouve ça super qu’ils fassent autant de choses avec des tous petits.

Bébé à la crèche, maman et son gros bidon se reposent

C’est très réconfortant pour moi de la savoir si bien là bas. Car,  je me sens de moins en moins l’énergie de faire des choses avec elle comme avant. Depuis mi août, je suis 1 à 2 fois par semaine dans les couloirs des hôpitaux . Rien de dramatique mais les joies des grossesses pathologiques… Je suis beaucoup au lit, je me réconforte avec les jolis souvenirs. Les souvenirs de ma maman, de nos voyages en amoureux, du temps où j’étais conteuse. Et le moment où ça va mieux on crée de nouveaux souvenirs en famille. Comme la belle fête d’anniversaire des un an de mon neveu où Salomé s’est régalée à jouer avec son cousin.

Les petites sorties de septembre

Ça me manque un peu de donner du temps pour les autres, le coeur de mes métiers de conteuse, médiatrice culturelle et art thérapeute. Alors,   juste avant un petit tour à la maternité, j’étais contente de découvrir le salon share paris avec Laura et Pascale de Skilltroc. Un moment de convivialité et de partage comme je les aime. Et puis il y a eu le salon babycool pour préparer l’arrivée de ce nouveau bébé avec papa ogre.

Les projets…

En attendant, j’organise en douceur notre semaine de vacances pour la Toussaint. En somme, ce sera une compensation de celle de cet été, annulée. Finalement, nous n’irons pas très loin, grossesse compliquée oblige, mais parcourir en famille mes chers chemins de Normandie.

Je vous souhaite un joli mois d’octobre.

 

Bébé est sourd

Et si mon bébé était sourd?

Si mon titre peut vous paraître un peu étrange, c’est sans doute que vous venez d’une famille entendante et êtes entendant vous même. Entendant? Oui c’est comme ça que les sourds appellent les personnes qui n’ont aucun souci d’audition. Quand son mari est sourd et que c’est héréditaire, la question se pose forcément à un moment ou un autre. Je vous fais part de mon ressenti.

Pendant la grossesse, le regard des autres

En ce qui me concerne, c’est plus une question que les autres me posent que je ne me pose à moi même. Quand on me demande si je veux connaître le sexe de notre enfant à venir, je répond souvent en rigolant que pour nous la surprise ça sera de savoir si bébé est sourd ou entendant.

Après la naissance, la fameuse question

C’est une question que les inconnus entendants nous posent avec angoisse dans les yeux. Savoir si notre premier enfant est sourd. Ils sont à la fois curieux et redoutent la réponse. Quand nous leur disons que Salomé entend c’est comme un grand soulagement, qui moi me met toujours mal à l’aise. D’ailleurs pendant la grossesse à la maternité c’était vraiment une question qui paniquait le personnel, et je vous avais d’ailleurs raconté ici ce qu’il s’était passé avec le test de la surdité. J’espère que pour ce bébé là, les choses se passeront dans le respect. Les gens ne comprennent pas qu’il y a une grande différence entre notre famille et les parents sans surdité dans la famille qui découvrent à la naissance que bébé n’entend pas.

Notre entourage

Je n’ai pas de grosses appréhensions concernant la surdité de ce bébé à venir.

Ma famille pour notre premier enfant se posait la question de la communication. Mon papa s’était déjà renseigné sur les associations proposant des cours de langue des signes. Cela m’avait beaucoup touchée. La marraine de notre fille d’ailleurs  prend aujourd’hui des cours et  a souhaité enseigner à des enfants sourds.

Pour la famille de l’ogre, c’est la même chose qui s’est produite.  La peur de ne pas pouvoir communiquer avec un enfant entendant. Que la relation soit moins proche. Mais les enfants sont des trésors d’adaptation et cela ne pose aucun souci. Notre petite cocotte commence à signer quelques mots d’ailleurs et je l’encourage beaucoup . J’ai à coeur qu’elle soit bilingue un jour pour pouvoir jouer et profiter pleinement de ses cousins. Nous pensons d’ailleurs la scolariser dans une école maternelle bilingue français /lsf, l’idéal pour les enfants coda qui peuvent ainsi vivre pleinement leur double culture. Nous ne savons pas encore si cela sera possible.

Le regard du papa sur la surdité

Pour l’ogre, les questions posées ont été très concrètes et terre à terre. Il a connu l’exclusion et les moqueries des enfants. L’école qui n’était pas adaptée à ses besoins d’apprentissage spécifique. Ce sont des choses auxquelles on ne pense pas tout de suite quand on est entendant.  Les gens dans leur méconnaissance ou leur bêtise  pensent que les sourds sont limités ou aculturés. C’est loin d’être le cas. Mais peu sont les endroits où ils peuvent apprendre des choses de façon adaptée avec des enseignants parlant la langue des signes par exemple. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui nous a poussé à rester vivre à Paris où il y a un peu plus de structures.

Et pour ce nouveau bébé alors?

Et bien je me pose des questions que je ne me posais pas lors de ma première grossesse où c’était l’inconnu le plus total. Ma petite ogresse entend très bien alors j’ai reproduit par mimétisme beaucoup de rituels que j’avais avec ma mère: les comptines qui distraient  pendant le changement de couches, la berceuse qui endort ou calme les chagrins, les histoires lues qui éveillent l’imaginaire.

Je n’ai pas peur. Je me dis seulement que si bébé est sourd, ce sera d’autres rituels à inventer. Mais après tout chaque enfant est différent. Entendant ou sourd, ce qui a marché avec l’un ne fonctionnera peut être pas avec l’autre. Et quoi qu’il arrive, cela sera une belle et grande aventure que l’arrivée de ce nouvel être dans notre famille sourde / entendante.

 

Photo issue de notre séance famille avec cg-image