Séance photo de noël en famille

Les livres que j’aimerai transmettre à mes filles

Cela va vous paraître peut être un peu bizarre de dresser une liste de livres à laisser à mes filles, un peu comme un testament mais façon lecture. Mais les romans ont eu un tel impact sur la construction de mon être, de ma vie, ma façon de voir le monde, de penser, que je ne peux que voir ça comme un cadeau à leur faire.

 

J’espère leur transmettre ma passion (dévorante) de la littérature. En vrai, je sais bien qu’elles liront, ou pas, ce qu’elles voudront. Salomé à deux ans a déjà ses préférences dans les albums jeunesse. Norah, 4 mois, réagit aussi lorsque je raconte des histoires.

On parle de plus en plus de bibliothérapie. C’est un concept qui me plait beaucoup. Celui d’offrir des éléments de réflexion ou de réponses à quelqu’un qui en a besoin par des lectures choisies. Certaines personnes m’ont parfois fait ce précieux cadeau. D’autres livres sont venus à moi par les détours d’un rayon d’une bibliothèque ou d’une librairie, comme si ils m’attendaient.
J’ai toujours aimé lire. Être privée de l’histoire du soir était pour moi la pire des punitions.
A l’adolescence c’est devenu mon refuge, mon repère secret, ma drogue dure. Les personnages me donnaient les mots que l’on n’exprimait pas chez moi. Les héroïnes me donnaient le courage et la force dont je croyais manquer.

Je ne sais pas si toutes les mamans ont la même crainte que moi que leurs enfants grandissent sans elle, les laissant sans réponse et parfois démunis dans les grandes étapes de la vie. Si jamais cela arrive un jour pour mes filles, plus que de l’argent sur un compte épargne, je voudrais les armer de ces pages…

Ces livres qui m’ont aidé à me construire

 

Enfance

Les quatre filles du docteur March, Louisa May Alcott

Pour cette scène où Jo coupe ses beaux cheveux longs (un outrage au 19e siècle) pour pouvoir venir en aide à sa famille. Pas parce que je souhaite que mes filles se sacrifient pour moi, mais parce que j’avais aimé l’audace du personnage féminin près à défier les convenances pour ceux qu’elle aime.

 

Les malheurs de Sophie, La Comtesse de Ségur

C’est de ce livre que vient mon prénom. Ma maman lisait petite celui-ci et sa suite, les petites filles modèles. J’ai toujours aimé l’idée que mon prénom avait une histoire. Qu’il n’avait pas été choisi au hasard juste parce que mes parents le trouvait joli ou à la mode. J’ai vibré, ri, pleuré, en lisant les aventures de Sophie.

 

Le petit prince, Antoine de Saint Exupéry

Un bijou de poésie. Des petites leçons de morale aussi pour une vision d’un monde qui serait tellement meilleur si nous en suivions tous les enseignements.

 

Journal d’Anne Frank

J’étais très jeune quand j’ai lu ce journal. Je l’ai relu plusieurs fois à des moments différents de ma vie. Chaque relecture m’apportant un éclairage nouveau. Que de sagesse chez cette jeune fille. On aurait tendance parfois à trop couver nos enfants. Je ne dis pas que je vais parler de la shoah à mes filles tout de suite, mais cependant je crois que les enfants découvrent déjà assez vite l’injustice et la cruauté.

 

 

Adolescence

 

Orgueil et préjugés, Jane Austen

J’ai choisi celui-ci mais j’ai le secret espoir que mes filles soient aussi dingue de Jane Austen que moi. Qu’elles en dévorent les livres. Que l’on regarde ensemble les adaptations au cinéma et en série. Et que l’on fasse même un road trip sur les lieux des tournages. Pauvre papa !

 

Les hauts de Hurlevent, Emily Bronte

Un de mes livres favoris. Tourmenté, passionné. Le vrai romantisme. Pas le truc gnangnan à l’eau de rose. Celui que l’on lit emmitouflé dans un plaid en sursautant lorsque le vent fait trembler les fenêtres

 

Nord et Sud, Elizabeth Gaskell

Si j’aime autant ce livre, c’est pour l’histoire d’amour sur fond de lutte des classes. Une sorte de Zola mais beaucoup plus rejouissant. J’aime le personnage féminin qui a un sacré caractère.

 

La maison aux esprits, Isabelle Allende

Direction l’amerique latine pour des personnages féminins piquants. Ce que j’aime beaucoup ici c’est le coté transmission qui passe par les femmes.

 

Autant en emporte le vent, Margaret Mitchell

Ok ce roman n’est pas très glorieux coté racisme. Mais le personnage feminin est tellement près à en découdre qu’il me plait beaucoup. Parfois Scarlett est insupportable il faut le dire mais au moins elle prend son destin en main. Dans le même esprit, la bicyclette bleue de Régine Desforge, sur fond de résistance pendant la seconde guerre mondiale, me plait tout autant

 

Chocolat amer, Laura Esquivel

Quelle beauté ce livre mexicain. J’en ai savouré chaque page. C’est un livre qui éveille tous les sens.

 

 

Début de l’âge adulte

 

 Un barrage contre le pacifique, Marguerite Duras

Ce roman autobiographique livre une vision des relations mères filles qui me plait. Rien de simple ici dans les rapports mais j’aime cette mère qui se bat à corps perdu dans un combat qu’elle ne gagnera jamais contre l’océan pour l’espoir d’offrir une vie meilleure à ses enfants.

 

Mémoires d’une jeune fille rangée, Simone de Beauvoir

Un petit pas vers le féminisme avant d’ouvrir peut etre des livres plus conceptuels sur le sujet. Parce qu’aujourd’hui l’égalité n’est toujours pas complète et que nous devons rester vigilante sur le sujet.

 

Femmes qui courent avec les loups, Clarissa Pinkola Estés

Un livre que l’on s’offre de femme en femme. Des contes piochés aux 4 coins du globe. Des histoires qui aident à avancer à chaque étape de notre vie.

 

Mange prie aime, Elizabeth Gilbert

Un livre que j’ai lu et relu. Qui m’a fait beaucoup réflechir sur mes relations amoureuses et le sens que je souhaitais donner à ma vie. Et puis ça m’avait donné envie d’aller à Bali

 

Lettres, Frida Kahlo

Je ne sais pas si mes filles auront la même fibre artistique que moi. Si elles trouveront elles aussi dans l’art l’echappatoire aux coups durs de la vie. Les lettres de Frida kahlo sont pour moi d’un grand réconfort. J’aime sa gouaille et son coté canaille. J’aime sa force et son coté passionné.

 

L’alchimiste, Paolo Coelho

Un autre livre mis dans mes mains par ma maman. Elle avait l’art de transformer chaque petit geste en or pour forger le chemin que j’emprunte aujourd’hui.

 

 

Et vous? Quels sont les lectures que vous aimeriez transmettre à vos enfants?

 

 

Merci Laure Duchet pour cette jolie photo 🙂

 

Si vous êtes blogueuse / blogueur, et que vous souhaitez partager votre liste de livres pour vos enfants. N’hésitez pas à m’envoyer vos articles. Je les ajouterai ci-dessous.

 

Le bain bébé bien être, un joli cadeau de bienvenue au monde

Peut-être que comme moi, vous avez rêvé devant les vidéos de ces tout petits bébés dans l’eau, à qui une puéricultrice  donnait un bain enveloppé à la maternité.  Peut-être que comme moi aussi, vous ne saviez pas comment vous y prendre vous même pour créer cette bulle de douceur pour votre enfant. Je vous raconte le joli moment que nous avons vécu avec Norah lors d’un bain bébé bien être.

 

Donner le bain à un tout petit, pas si simple

Avant toute chose, il faut que je vous avoue, donner le bain à un bébé pour moi c’est une épreuve. Chez nous, c’est le papa qui s’en occupe. Moi ça me donne des sueurs froides. Tellement peur avec un tout petit de mal le tenir, le faire glisser, le cogner… Bref dans ces conditions, difficile d’en faire un moment de plaisir et détente partagée.

Et pourtant, il y a quelque chose de tellement doux et beau dans cet instant là quand on sait s’y prendre.

C’est donc avec un peu d’appréhension, et à petits pas dans la neige qu’un jour de mars nous nous sommes rendus avec Norah et son papa chez Bien naître et devenir pour une séance bébé bien naître. Cela me rassurait beaucoup que mon ogre soit là sur ce coup. Et puis je trouvais ça super de prendre ce temps là à trois. Notre Salomé étant tellement énergique, qu’on oublierait presque sa petite soeur parfois.

J’avais bien regardé le site internet avant car je ne savais pas trop à quoi m’attendre sur le déroulé de la séance, même si j’étais déjà convaincue des bienfaits d’un tel soin.

Le temps de la parole et de l’écoute

Aurélie nous a accueilli chaleureusement dans un joli petit cocon à la déco douce. Elle a pris le temps de l’écoute. Celui qui est bien essentiel à la naissance d’un enfant. Norah a pu entendre son histoire, celle de sa venue au monde. Le temps de la grossesse pas si simple. Et puis son arrivée spectaculaire dans le rire que je vous racontais ici.

Aurélie nous a raconté également son propre parcours d’infirmière en service de néonatalogie , et son expérience personnelle de maman qui l’ont conduite à proposer ces soins pour les bébés et leurs parents. J’ai trouvé son approche très intéressante et rassurante aussi. Car son tout petit bébé, on ne le confie pas à n’importe qui.

Le moment magique du contact de l’eau

Avec des gestes très doux et des mots les accompagnant, elle a ensuite préparé Norah pour le bain en l’entourant d’un lange, avant de la mettre en contact peu à peu avec l’eau. Moi qui suis si bavarde, j’ai fini par me taire. Émue de ce que je voyais se passer sous mes yeux. J’ai vu l’expression du visage de Norah se muer en détente totale. Ses jambes recroquevillées se sont allongées pour toucher la paroi de la baignoire. Elle était en confiance. Le lange s’est peu à peu distendu et Norah s’est mise à son aise dans l’eau.


Aurélie m’a alors invité à la rejoindre pour tenir Norah à mon tour. J’ai pris sur moi, car comme je vous le disais plus haut donner le bain à bébé ne me met pas à l’aise du tout. La magie a opéré. Aurélie s’est éclipsée doucement pour me laisser la place. Et me permettre de vivre ce moment de connexion intense et intime avec ma fille. Je ne pensais pas ressentir autant d’émotions. J’étais submergée. Cette sensation est assez difficile à retranscrire en mots. C’est comme si l’eau nous avait remises en contact charnel toute les deux, et que nous ne formions qu’un de nouveau comme in utero.

Une fin de séance tout en douceur

Nous avons clôturé la séance avec un temps de massage. Aurélie nous a montré au papa et à moi quelques gestes de bien être pour notre fille avant de prendre le temps de l’habiller.

J’ai aussi beaucoup apprécié quelques détails dans l’attitude d’Aurélie. Souvent dans une séance de soin on est un peu précipités dehors quand celle-ci est finie. Là elle m’a proposée de prendre le temps de la tétée pour Norah (installées sur des matelas on était bien) et puis elle a donné de judicieux conseils au papa pour m’apporter de l’aide quand je mets la petite dans l’écharpe de portage.

Il faisait froid ce jour là, et dans ce cocon chaleureux nous avons pris le temps d’être tous les trois pour accueillir Norah dans notre famille et lui donner une place à part entière. Merci Aurélie pour ce beau cadeau de bienvenue.

 

PS: suite à vos questions sur instagram, pour ceux et celles qui seraient intéressés pour leurs petits bouts ou pour leurs proches, c’est un soin qui peut être réalisé de la naissance à 8 semaines. Pour les bébés plus grands, Aurélie propose un soin en piscine (relaxation aquatique bébé) qui a l’air tout aussi magique !

 

La bain bébé bien être

Demande parrain marraine originale

Baptiser ou pas ses enfants?


Baptiser ou pas ses enfants? Si vous vous posez la question, c’est que vous avez sans doute en tête déjà quelque idée sur la réponse. Pour moi, il n’y a pas eu de suspense. C’est forcément oui. Je vous explique mon point de vue.

Le baptême c’est quoi?

Le baptême religieux

Qui dit baptême religieux dit foi et spiritualité. Célébrer un baptême religieux c’est faire entrer un enfant dans la religion. Le parrain et la marraine seront alors là pour l’accompagner sur le chemin de la vie et de la foi. Ayant moi-même eu une éducation catholique, j’aurai pu faire ce choix pour mes enfants mais je prefère que cette décision leur revienne. A vous de voir le chemin qui convient le mieux à votre famille.

Le baptême civil

Le baptême civil à la mairie n’ a pas de valeur légale. C’est un engagement moral, symbolique suppléer les parents, en cas de défaillance ou de disparition, est symbolique. C’est pour cette raison, que pour moi c’est si important. J’ai malheureusement grandi dans un contexte où mon parrain et ma marraine ont été d’un rôle capital et d’un grand réconfort. Quand on a eu une enfance « classique » , on n’imagine sans doute moins le scenario où nos enfants grandiraient sans nous a leur coté, moi, c’est une pensée que je combat mais qui est là. Les parrains et marraines ne sont pas pour moi des personnes qui ont un role d’éducation mais qui accompagne l’enfant de façon bienveillante sur le chemin de la vie.

Il faut savoir tout de même que les mairies ne sont pas tenues de le célébrer.

 

Baptême civil ou religieux ?

C’est selon votre coeur et vos envies qu’il faut décider. Ne pas se laisser imposer quoi que ce soit. Pour moi le baptême religieux quand on n’est pas pratiquant, c’est comme le mariage à l’église quand on n’y met jamais les pieds, je trouve ça effarant. Je n’aime pas du tout quand les gens font les choses uniquement pour le décorum. Ça rend artificiel ce qui peut être tellement beau. Mais c’est vraiment personnel aussi comme idée. Vous faites ce qui vous chante. Parfois on subit aussi la pression des familles, et ce n’est pas simple.

Nous avons décidé de faire un baptême civil pour les mêmes raisons que nous avions choisi la cérémonie laïque pour notre mariage. Nous sommes tous les deux croyants (de religions différenentes) et non pratiquants. Faire notre marmite pour donner du sens est le chemin qui nous correspond le mieux.

Nous irons donc à la mairie. Tout en laissant la porte ouverte à nos filles si plus tard elles décident par elles mêmes de recevoir les sacrements du baptême à l’église.

Le choix épineux du parrain et de la marraine

Choisir le parrain et la marraine, pour moi c’est le passage le plus délicat. Tellement peur de décevoir quelqu’un qui aurait aimé être choisi. Pour moi c’était le même dilemme que de choisir mes témoins de mariage.

Alors, nous avons résolu l’équation de la même manière : nous avons pris nos frères et sœurs. Cela avait du sens pour moi puisque mon parrain et ma marraine avait aussi été choisi de cette manière par mes parents. D’une certaine façon, je trouve que ça consolide encore les liens familiaux. Une manière de ne pas s’éloigner car en construisant notre propre famille, il faut faire attention à cela. Mais c’est extrêmement personnel comme choix.

L’une de mes belles sœurs avait peur de la responsabilité que cela pouvait impliquer, surtout n’habitant pas juste à côté. Je crois que c’est à chacun de donner le sens qu’il souhaite derrière ce mot. Et faire confiance aussi aux parents. Si vous choisissez quelqu’un c’est que vous le connaissez bien et que vous savez ce qu’il pourra offrir à votre enfant.

Un accompagnement spirituel, intellectuel, une ouverture d’esprit, des récits d’aventures, des câlins de réconfort… chacun a ses qualités.

Annoncer la bonne nouvelle

Nous avons eu envie de faire des demandes un peu différentes plutôt que de simplement poser la question. A la naissance de Salomé, lorsque sa marraine est venue la rencontrer, j’avais posé sur la couverture de bébé la surprise écrite sur une feuille. J’ai alors demandé innocemment à la tata si elle pouvait aller vérifier que bébé allait bien. Et là séquence émotion !

Pour le parrain, le papa s’est amusé avec son petit frère en l’appelant parrain plusieurs fois dans une discussion jusqu’à ce qu’il réagisse et comprenne.

Pour Norah cette fois-ci, l’idée n’est pas venue de nous mais de la créatrice de Un cadeau une histoire, à qui j’avais passé commande à Noël (j’avais craqué sur une décoration pour le sapin). Elle m’a proposé quelque chose de très original: les cartes à gratter.

Mon grand frère adore ce genre de jeu, alors c’était plus que parfait. J’ai été super émue par son regard quand il a compris ce qui se tramait. Et il a dit oui tout de suite avant même d’avoir gratté.

Je ne sais pas qu’elle a été l’expression de ma belle soeur quand elle a reçu sa carte qui accompagnait le faire part de naissance. Mais le gentil message qu’elle nous a envoyé, ne faisait pas de doute, c’était une bonne surprise.

J’ai adoré chaque fois les annonces, alors je vous conseille de prendre le temps de préparer un petit truc car ça fait de jolis souvenirs.

A quel âge célébrer un baptême ?

De nouveau c’est une décision qui vous revient. La grande partie des personnes que je connais on fait cela autour des un an du bébé. Depuis la naissance de Salomé nous avons eu une vie mouvementée (mariage, travaux, demenagement, voyages, ect…). Nous avons decidé d’attendre encore un peu que les choses se calment pour prendre le temps d’organiser les choses. Nous ne ferons pas de grande fête mais sans doute un repas en tout petit comité. C’est encore en réflexion. Si mes filles décident plus grandes de faire un bapteme religieux, comme je le disais, la porte reste ouverte.

 

Alors baptême ou pas chez vous? Qu’en pensez-vous?

 

J’en profite pour vous annoncer le nom des 5 gagnants du concours Un cadeau une histoire

Il s’agit de :

Karine Maiil

Anne Laure Nadaud

Stéphanie Philippe

Adeline Frot

Kimberly Autie

Bravo à vous ! Merci de m’envoyer un message privé sur facebook afin que je transmette vos coordonnées à la créatrice.

Baptême civil ou religieux

Blogueuse Parisienne

Parisienne

Parisienne. Parisienne ? Parisienne !

La Parisienne vu par les Normands

Avant, pour moi, « parisienne » c’était une des pires insultes possibles. Vous savez de là où je viens, en Normandie, on a coutume  de dire « Parigot, tête de veau ». Et si un petit veau dans un champ verdoyant c’est bien mignon, c’est aussi un peu couillon.

Les parisiens en Normandie, ce sont les envahisseurs du weekend qui viennent troubler la tranquilité des plages. Pressés, exigeants, pas très souriants, ne disant jamais « bonjour ». Voilà voilà. La parisienne en prime est chic mais terriblement snob. Bref, vous l’avez compris, je n’avais pas envie de devenir une « parisienne » à mon tour.

La vie à Paris, une aventure pas si facile au départ

Et puis Paris a su m’apprivoiser. J’ai fait de la résistance bien sûr. Pour moi ce n’était qu’une étape de vie. Un passage obligé pour mes études d’art. Je détestais les trajets quotidiens dans les couloirs sombres, puants et bondés du métro . Ceux où l’on te bouscule si tu n’es pas du bon côté  de la rampe. J’ai perdu mes repères. Parisienne en Normandie. Normande à Paris.

Paris m’a eu. Paris m’a prise au dépourvu.

Paris la ville de l’amour ?

Paris et ses jolies bâtisses. Paris où l’on ne s’ennuie jamais. Paris où l’art est à chaque coin de rue. Paris a pris mon coeur.

Serait-ce Paris ou le Parisien pur jus dont je me suis entichée comme foudroyée un soir de juin ?

Vous connaissez la chanson « I love Paris… because my love is here » ?

Paris la ville de l’amour m’a fait un sale coup. J’y suis tombée amoureuse. Je ne peux plus en partir. Vivre à Paris quand on est heureux c’est redevenir chaque jour un touriste. Et je compte bien à mon tour faire découvrir ses merveilles à mes deux petites parisiennes. Devenir parent ça réenchante le monde où l’on vit et on découvre la ville avec les yeux de nos enfants. Je n’ai pas perdu mon sourire mais sans nul doute l’habitude de dire bonjour à chaque passant.

Mon coeur est à Paris.

Oups! On dirait bien que je suis devenue Parisienne !

 

PS: Prise dans un élan printanier d’envie de promenade, j’ai ouvert un deuxième compte instagram: @parisenfamille . Et avec de la couleur en prime. On s’y retrouve?

Devenir parisienne quand on vient de la campagne

Bébé bonheur

Et soudain … le bonheur !

Il y a des bonheurs que l’on espère, que l’on attend, pour lesquels on se bat. Et puis soudain il est bien là, le bonheur.

Le petit miracle de la vie

Si la naissance d’un enfant peut sembler pour certains la chose la plus commune du monde, pour d’autres c’est un chemin parfois semé d’embûches. Une route sinueuse entre le moment où le rêve prend forme et celui où il se concrétise.

J’ai bien des défauts, mais si il y a une chose dans mon caractère que je ne changerai pour rien au monde, c’est cette petite voix qui ne me fait jamais renoncer au bonheur et me montre les arcs en ciel au bout des couloirs sombres.

Et te voilà, mon arc en ciel.

Il aura fallu deux jours et une nuit de labeur pour préparer ton arrivée spectaculaire.

Par la fenêtre, j’ai regardé la neige tomber à gros flocons et recouvrir Paris d’un manteau blanc. Peut être que la ville préparait sa toile blanche pour que tu viennes recouvrir mon monde de couleurs.

Des heures et des heures d’attente où il ne se passait rien. Le bruit de ton coeur sur la machine. Ton papa qui faisait les cent pas.

Il a bien failli te rattraper au vol d’ailleurs ton papa. Tu as décidé d’arriver toute seule sur terre sans que maman ne t’aide du tout. Tu as fait courir les puéricultrices et les sages femmes qui ont juste eu le temps de te prendre dans leur bras.

Le bonheur et un rire joyeux

Tu es née de mon rire. Je ne croyais pas que c’était possible de mettre au monde un enfant dans un éclat joyeux. Je m’étais tellement préparée à la souffrance des dernières secondes.

J’ai bien l’impression que tu nous réserves bien d’autres jolies Surprises mon petit arc en ciel.

Je t’aime déjà si fort Norah.

Maman

 

 

Béguin Arc en ciel Bonjour Lucien / Gigoteuse personnalisée Simone et Roméo

Récit d'un accouchement joyeux