Mes astuces de conteuse Conseils pour raconter des histoires aux enfants

Mes astuces de conteuse

On me demande souvent conseil pour raconter des histoires. Souvent, on pense que c’est plus facile avec un livre. Que de toute façon, les enfants ne tiennent pas en place. Ce n’est pas totalement faux, c’est plus simple pour prendre confiance d’avoir un livre comme support mais c’est tellement chouette de se laisser aller à rêver. Et puis finalement, le conte c’est un vrai temps calme et un moment de complicité.

Mes conseils pour raconter des histoires d’après mon expérience « de terrain »

Je vais vous livrer ici quelques unes de mes astuces. Celles que je donne à mes amies qui ont envie de se lancer. Vous avez peut être lu mon parcours ici vendredi, je suis autodidacte donc je ne prétends pas par là vous donner un cours magistral, hein!

Ami sourd, ne passe pas ton chemin, j’ai pensé à toi aussi 🙉

Quelques astuces pour le conte

*les mimiques du visage parfois jusqu’au grotesque qui appuient les émotions

* les gestes voire le mime qui permettent de capter l’attention même des enfants les plus turbulents

* la voix que l’on module: grognement, chuchotement, souffle, silence… On alterne le volume sonore aussi.

*les chansons: alors là franchement c’est vous qui voyez. Si vous n’êtes pas à l’aise, laissez tomber. Moi j’aime bien fredonner un peu ou chanter une comptine, ça recaptive les enfants tout de suite quand il y a une baisse d’attention.

*le rythme: ça passe par la voix déjà débit lent ou accéléré selon les passages de l’histoire. Mais on peut aussi marquer le rythme des pas par exemple en tapant sur le sol avec les enfants.

* les interractions avec les enfants: leur poser des questions, les faire réagir à l’histoire (à manier avec précautions avec les enfants bavards, sous réserve de perdre le fil)

*la liberté: c’est ce que j’aime avec le conte, rien n’est figé. On peut modifier l’histoire autant que ça nous plaît .

* ne pas avoir peur du ridicule: se rappeler que c’est aux enfants que l’on raconte (les grands on s’en fiche). Si vous n’avez peur de rien, enfilez carrément un déguisement.

*lâcher prise: plus facile à dire qu’à faire. Mais a priori vous allez sans doute raconter des histoires uniquement à vos enfants ou des enfants qui vous sont proches donc pas de pression. Il n’y a pas d’oscar à la clé!

* s’amuser: c’est sans doute le plus important ! Raconter une histoire si vous en avez envie. Ne le faites pas à contre coeur. Les enfants le sentent tout de suite.

*Laisser gré à votre imagination. Ce qui m’aide moi c’est de visualiser ce que je raconte. Je me fais comme une projection de cinéma mentale et je mets des mots sur ce que je vois. Les décors par exemple.

*croire aux fées! Ça c’est pas moi mais Peter Pan qui l’a dit.

Raconter des histoires quand on est sourd

Avis à mes lecteurs sourds ou malentendants et/ou dont les enfants le sont+ Avis aux entendants ouverts d’esprit = Avis pour tous mes lecteurs donc 😉:

Les expressions du visage exacerbées remplacent à merveille les intonations de la voix. On peut très bien conter des histoires en langue des signes. Je ne suis pas de ceux qui pensent que la LSF est un pauvre substitut au français parlé. Au contraire c’est une vraie richesse.

Depuis la rencontre avec l’ogre, j’ai  l’envie d’intégrer de plus en plus de signes en LSF dans mes histoires. J’ai remarqué avec les années combien le geste dans le conte, comme au théâtre, servait la narration et permettait aussi à l’enfant de faire partie intégrante de l’histoire en reproduisant lui même le geste. Pour l’instant, j’ai vu un seul spectacle pour enfants en langue des signes françaises. C’était au tout début où j’apprenais cette langue. Autant vous dire que je ne comprenais pas grand chose mais j’étais fascinée. Et puis, le jeu de scène du comédien Ludovic Ducasse était tellement fort que je n’ai pas vu le temps défiler.

Intégrer des signes dans les contes

J’ai fait une première tentative en juin dans une crèche à Puteaux où l’équipe est sensibilisée à la LSF et l’intègre dans son projet pédagogique. J’avais ajouté quelques signes à mon conte et une petite ritournelle qui a bien fonctionné (enfin je crois).

Mes rêves de conteuse…

Autre projet, j’aimerai mettre en forme toutes ces histoires que j’ai conté pendant d’innombrables anniversaires d’enfants. Les coucher sur le papier pour ne pas les perdre, peut être même les illustrer.

Voilà, vous savez tout!

Comment raconter des histoires aux enfants ? Conseils de conteuse

Conte au musée du quai branly

Je suis conteuse d’histoires.

Tout à l’heure, j’étais en train de raconter une histoire à petite ogresse, et puis en la voyant se marrer devant mes mimiques, je me suis dit que j’aimerai bien partager ça avec vous.

Sur la photo de profil de ce blog, j’ai écrit que je suis « conteuse depuis toujours. » Mais je ne vous ai jamais vraiment expliqué ce que j’entendais par là. Je vais donc vous raconter un peu de mon histoire

Il était une fois…

Non! Je plaisante!

Je crois que j’ai toujours raconté des histoires. A mes peluches, mes poupées, ma famille, mes amis. A peine rentrée de l’école, j’enfilais un déguisement: princesse, indienne, fée, ect…selon l’humeur. Pas un soir sans que ma maman me lise une histoire. Me priver du livre avant le coucher, c’était la pire punition que l’on pouvait m’infliger. J’ai commencé à faire du théâtre  dans la troupe de mon village. J’adorais être sur scène. Je vivais le texte. J’avais plusieurs vies. J’entrainais mes copines dans mes aventures et on montait des spectacles pour les enfants de l’école, pour les parents. Je n’avais peur de rien.

Les histoires pour guérir de tout et affronter les épreuves de la vie…

Et puis ma maman est partie rejoindre les étoiles. J’étais ado. Je me suis barricadée dans ma chambre et j’ai dévoré tous les livres qui me passaient sous les yeux. Vidé toutes les bibliothèques de mon entourage. Mais j’ai surtout vue l’étincelle disparaître des yeux de mon petit frère. Il était encore si petit. Alors je lui ai inventé des histoires inspirées du Seigneur des anneaux, j’ai rétabli le rituel du livre du coucher, je lui ai fabriqué des anniversaires farfelus avec des gâteaux en forme de hérisson et des parcours du combattant dans le jardin familial.

C’est pour cela, au passage, que le personnage principal de mes histoires porte son prénom.

Et puis peu à peu devenir conteuse devient un métier

Raconter des histoires ça a aussi été mon arme magique pendant les nombreuses heures de baby sitting qui me faisait gagner un petit peu d’argent de poche. Les enfants étaient sages. Le coucher plus facile. Alors j’ai continué mon chemin sur cette voie…

Depuis le lycée, j’avais envie de travailler en musée. Me voilà donc à 20  ans pour mon premier stage de médiation culturelle. Pas des moindres: au palais de Tokyo. Mes chefs ne se sont pas embarrassés: pour le conte dédié aux enfants de 3 ans, je me suis retrouvée avec une pauvre feuille sur laquelle il y avait 2 lignes de trame.  Ayant pour seule formation d’avoir vu une médiatrice faire un conte, il a bien fallu y aller. Et ça m’a plu. Plus que ça: j’ai adoré.

Après ce stage, j’ai donc créé L’ogresse de compagnie. Avec ce blog en ligne et mon statut d’auto entrepreneuse, j’ai parcouru les quatre coins de l’île de France pour raconter des histoires , que j’avais inventé pour les enfants, lors d’anniversaire. Ça m’a payé mon master d’arts plastiques, puis mes études d’art thérapeute. Être conteuse m’a ensuite permis de survivre pendant ces années de choux maigres où j’étais médiatrice culturelle dans différents musées.

« Je suis conteuse. »

C’est ce que j’ai répondu à la psychologue qui essayait de me coincer lors de mon examen final pour mon diplôme  d’art thérapeute. Elle m’avait demandé qu’est ce que j’étais. Cette réponse nous a toutes deux prises au dépourvu. Moi, c’était la première fois que finalement j’assumais vraiment cette part de moi. Maintenant c’est un étendard . Ce n’est pourtant qu’une partie des professions que j’exerce.

Qui est tu? Que fais tu dans la vie? C’est quoi ton travail?

Voilà des questions auxquelles je suis bien en peine de répondre en ce moment. Jeune maman, ma vie a beaucoup changé. Ma grossesse et mon employeur m’ont conduit à un congé parental forcé. Depuis 2015 j’ai du supprimer mon autoentreprise car ma chef me mettait dans l’illégalité avec en m’employant avec un double statut.  Je ne me sens pas maman au foyer, car ce n’est pas un choix. Je ne me sens plus médiatrice culturelle puisque pour le moment je ne travaille plus. Et ça me pèse.

Mais en écrivant sur ce blog, en bavardant avec mes amis, en jouant avec ma fille, la réponse est sans doute là: je suis conteuse.

 

PS: je m’aperçois qu’en vraie conteuse j’ai été très bavarde. Du coup, je n’ai pas partagé avec vous quelques astuces pour raconter des histoires. Je me rattraperai lundi sur le blog. Promis, juré, crâché!

 

© Un de mes contes pour l’exposition La route jeux au musée du quai branly, photographié par Julien Brachhammer

Devenir conteuse et en faire son métier

Poussette au centre pompidou

Initier bébé à la culture

Petite Ogresse a déjà visité quelques musées et lieux culturels:

La cité des sciences, Le Louvre, La Fondation Louis Vuitton, Le Centre Pompidou, Le musée des Confluences (Lyon), Le palais de Tokyo, Le château de Saint Fargeau (Bourgogne), les serres et la ménagerie du jardin des plantes, Giverny…

Je suis médiatrice culturelle donc cela me paraissait naturel de l’emmener avec moi lorsque j’avais l’envie (et l’énergie ) de découvrir quelque chose. Je pense aussi qu’il est bénéfique aux enfants d’explorer les musées dès le plus jeune âge. Cela les rend curieux. Il ne s’agit pas de les forcer bien au contraire. On adapte la visite.

Bien s’équiper avant de visiter un musée

C’est déjà l’équipement. L’idéal pour moi reste le porte bébé ou l’écharpe. C’est plus facile pour se déplacer et bébé (quand il a déjà quelques mois) peut être tourné vers les oeuvres et observer de lui même. Quand on part la journée ou quelques heures, et que l’on est deux (car les transports en commun c’est toute une histoire), la poussette avec un porte bébé, au cas où, c’est bien. Ça vous permet de poser bébé pour manger entre deux visites par exemple. Et lui peut faire une petite sieste tranquillement.

Bon à savoir

Les musées sont souvent équipés de coupe file pour les poussettes. C’est bon à savoir aussi. Bon nombre sont équipés de table à langer ce qui est bien pratique!

Savoir s’adapter au rythme de bébé

Et peut être le plus important c’est d’adapter le rythme à celui de bébé. Pas de visite à rallonge. Quand l’heure de biberon ou de la tétée arrive on ne décale pas. On en profite pour faire une petite pause. La visite peut reprendre ensuite de plus belle. Si vous allaitez et que vous ne le sentez pas de donner le sein au milieu de tout le monde,  il y a deux techniques qui ont bien fonctionnées pour moi la première le maxi lange qui vous permet de créer un petit cocon avec bébé, la deuxième l’utilisation du tire lait et donc du biberon si vous avez pu préparer la visite en amont.

Mon expérience

Les premières semaines, on ne va pas se mentir vous allez visiter pour vous;  mais ça fait du bien au moral de ne pas rester enfermée, et ça bébé le ressent. Mais au bout de quelques temps bébé peut aussi tirer partie de la visite. La première fois pour nous où ça a marché c’était devant des tableaux de Paul Klee au Centre Pompidou. Notre petite ogresse regardait certains tableaux avec intensité, elle était fascinée. On n’a bien sur pas regardé toutes les oeuvres! C’était vraiment un joli moment. Aujourd’hui cela se confirme, Salomé est un bébé très très curieux! Donc on ne va pas s’arrêter en si bon chemin!

J’ai découvert en faisant quelques recherches que certains lieux proposaient même des offres adaptés aux bébés.

Voilà ma sélection pour Paris

Sélection de lieux adaptés avec bébé à Paris

  1. Le musée Cluny. Testé & approuvé! Je vous raconte ici.
  2. Le musée d’art moderne et ses Baby visites. Malheureusement j’ai repéré cette super visite bien trop tard. C’était la dernière et j’avais autre chose de prévu ce jour là. Je croise les doigts pour que le musée en mette d’autres en place à la rentrée.
  3. Le musée de poche. Je guette la prochaine session de contes pour les 0-3 ans.
  4. Le 104 et sa maison des petits. Il va falloir attendre un peu pour profiter pleinement de leur offre avec Les toutes petites visites et construire en famille mais on peut déjà profiter de l’espace en lui même. Je vous en parle bientôt !
  5. La maison verte, selon Françoise Dolto. Une institution! Un lieu d’échanges et d’écoute. A découvrir également.
  6. Le musée en herbe avec les baby z’ateliers. J’y suis allé plusieurs fois seule mais aussi avec des enfants plus grands et c’était super à chaque fois. Je ne sais pas ce que vaut l’offre bébé mais j’ai hâte de tester (il va falloir patienter jusqu’à ce que ma demoiselle ait 2 ans et demi)

 

Si vous connaissez d’autres lieux, n’hésitez pas à partager vos bonnes adresses!

 

Je vous laisse avec quelques souvenirs de visites…

 

 

Visiter un musee ou une exposition avec bébé

Enfants dans la caravane bal'kids

Les ateliers Bal’Kids

Giulia, quand elle vous parle du projet de la Caravane Balkanique par l’association Bal’kamp aux Grands voisins et des ateliers Bal’kids pour les enfants dont elle s’occupe, elle a les yeux qui pétillent. Je l’ai soumise au jeu de l’interview pour qu’elle explique sur le blog ce beau projet que je soutiens « à fond les ballons » et que j’avais très envie de vous faire découvrir.

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Hello Giulia, qui es tu ? Peux tu te présenter en quelques mots?

Je ne trouverai jamais les mots pour me décrire… Je m’appelle Giulia oui avec un G et un I, donc oui je suis italienne ! Je suis arrivée il y a désormais un peu plus qu’un an et demi à Paris, ville que j’adore et que je ne pourrais jamais plus quitter ! Je me suis installée après avoir déjà commencé mon parcours professionnel en Italie, notamment dans la médiation culturelle dans les musées. Moi sinon, je suis quelqu’un d’extrêmement curieux: j’adore la recherche, lire, les bibliothèques, les musées, l’art sous toutes ses formes. J’ai toujours essayé de trouver un moyen pour exprimer aussi mon côté plus artistique et créatif.

Alors c’est quoi ce super projet de la Caravane Balkanique?

Alors Bal’kamp… Bal’kamp avant tout et après laCarlo, la caravane balkanique… L’association née avec la volonté de promouvoir et faire connaître les cultures des Balkans, si généreuses et plurielles.
A travers l’organisation d’événements, d’ateliers et de rencontres nous essayons de lier interculturellement, artistiquement et socialement les cultures balkaniques .

Connaissant ma passion pour les activités enfants, tu imagines bien, ce sont les ateliers bal’kids qui m’ont tapés dans l’oeil…

Oui, je m’en doutais 🙂 Les ateliers pour enfants sont un peu mon bébé. Je voulais intégrer les familles et les plus petits dans ce projet que j’apprécie particulièrement. Notre but est de faire voyager les plus petits à la découvertes de tous ces pays et des leurs cultures avec des contes, des récits, des photos, des images, des jeux… Pauline, avec qui je planche sur le projet des ateliers pour enfants me complète un peu… Moi je travaille sur le contenu et la conception de l’atelier même et elle rajoute un côté plus ludique à chaque activité.

Quel est le concept?

Il y en a plusieurs… On a travaillé sur plusieurs sujets: musique, danse, géographie, faune et flore, traditions, contes. Nous avons aussi organisé des jeux et une chasse au trésor pour faire aussi participer les plus grands.

A partir de quel âge un petit loup peut-il en profiter?

Chaque atelier est adapté à une tranche d’âge. Nous avons organisé des ateliers de contes avec les plus petits à partir de 3 ans jusqu’à 14 ans pour la chasse au trésor.

Quand et où cela a t il lieu?

Jusqu’au 2 juillet, pour le lancement du projet, nous avons assuré un atelier BAL’kids tous les dimanches. A partir de la rentrée nous pensons plutôt à organiser deux rencontres par mois pour avoir le temps et les moyens de concevoir de nouveaux ateliers ! Toutes les informations concernant les ateliers sont publiées sur la page facebook de Bal’Kamp.

La Carlo, la caravane balkanique, est située au sein des Grands Voisins, à Denfert Rochereau. Le lieu en soit est vraiment magnifique, à découvrir !

Quels sont les thèmes et les pratiques artistiques explorés par les enfants en atelier?

Tout est organisé autour du thème du voyage… Avec la caravane on voyage et on le fait ensemble, pour l’idée même de caravane… Comme je te disais, nous explorons ensemble les différents univers balkaniques: danse, musiques, traditions, géographie, langue…

Quel est ton plus beau souvenir d’atelier?

Ah il y en a plusieurs… Je peux citer le plus récent lors de notre dernier atelier qui a un peu clôturé notre activité avant la pause estivale. Nous avons proposé une chasse su trésor sur le site des Grands Voisins samedi 2 juillet . Les enfants avec leur parents partaient à la découverte des Balkans à travers 5 ateliers dédiés à la géographie des Balkans, à la musique et à la danse, aux traditions et au folklore, à la cuisine et aux animaux.
A la fin des activités le rendez vous pour les équipes participantes étaient à la caravane, où le trésor était caché. Les enfants devaient avant de découvrir les surprises répondre à 5 questions, liées aux cinq ateliers… C’étaient impressionnant de voir l’engagement, l’attention et la curiosité des enfants qui n’ont pas hésité une seule seconde à donner correctement toutes les réponses !

Et les parents ils peuvent faire quoi pendant ce temps là? Quels sont les autres choses à faire proposés par la caravane balkanique?

Pour les plus grands, des ateliers de Heklanje, le crochet balkanique traditionnel, revisité dans une forme moderne, des cours de danse traditionnelle sont proposés.
Régulièrement, des lectures de textes théâtraux, poétiques et de légendes sont organisées dans l’espace intime et chaleureux de la caravane. Des rencontres musicales avec des musiciens professionnels ont lieu une fois par mois. Nous avons aussi invité des artistes, photographes, auteurs et cinéastes originaires des Balkans qui viennent vous faire découvrir personnellement leurs travaux sur la région. En plus, nous avons proposés bien évidement des concerts de musique balkanique.
A La Carlo nous mettons à disposition de nos publics plus d’une cinquantaine de livres, de journaux, de films consultables sur place.
Des cours hebdomadaires de langue française tous niveaux sont dispensés par nos bénévoles pour répondre aux besoins d’un public diversifié, notamment à des personnes issues de migrations .

Pourquoi as tu décidé de t’y impliquer? Qu’est ce qui te plait dans ce projet?

Pour plein de raisons. Parce que tous les bénévoles font ça avec passion! J’ai découvert le projet à travers la passion et l’enthousiasme de sa conceptrice Prisca, le président de Bal’kamp. Je ne pouvais pas ne pas partager ses idées, ses motivations, son envie. Ce qui m’a motivée le plus est sa dimension sociale. Les ateliers pour enfants comme tous les activités proposés sont gratuits actuellement, nous pensons de fixer une contribution. Mais ça ne sera pas cher, sans doute aux alentours de 2 euros juste pour reacheter le materiel. 

Et si on a envie de vous aider, que peut-on faire?

Il nous reste une journée pour collecter des fonds sur le site ulule, qui nous permettraient de redonner toute sa superbe à la caravane (réparations des roues, petit coup de peinture, rafraîchissement du mobilier), acheter du matériel pour les ateliers et continuer à organiser des évenements. On croise les doigts !

 

 

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Pour ma part, elle m’a si bien convaincue que me voilà « bienfaitrice » officielle. J’ai souhaité encourager ce projet car même si ma Petite Ogresse est bien trop petite pour en bénéficier j’ai l’espoir que d’ici quelques années elle le pourra. Pourtant je ne suis pas une grande donatrice à des associations. De temps en temps pour les grandes causes qui me tiennent à coeur (notamment la recherche sur le cancer du sein). Parfois les scandales qui éclatent sur les profiteurs des collectes de fond des grandes associations bien connues me détournent un peu. Je préfère encourager les petits projets qui ne changent pas la face du monde mais qui le rendent plus beau à coup de jolies couleurs. Et quand je vois Giulia qui le dimanche va animer bénévolement des ateliers pour des enfants qu’elle ne connaît pas, et bah moi je dis BRAVO!

J’espère que vous aurez vous aussi l’envie de faire un petit geste. Même 5€ peuvent permettre à l’association de perdurer.

Je croise les doigts pour que Bal’kamp atteigne son objectif.

Longue vie à la Caravane Balkanique! Longue vie aux ateliers Balkids!

Annonciation au musée de cluny

Atelier parent/enfant au musée de Cluny

Médiatrice culturelle depuis 8 ans, à peine la grossesse annoncée je m’imaginais déjà parcourant les musées avec mon bambin. Il était inconcevable pour moi de ne pas partager avec mon bébé ce que j’avais pris tant de plaisir à faire pour les enfants des autres. Cependant, si j’avais pu moi même conter des histoires autour des oeuvres à de très jeunes enfants (certains avaient 2 ans), de tout petits bébés c’est une autre histoire. Alors lorsque j’ai vu que le musée de Cluny proposait des ateliers bébés j’ai sauté sur l’occasion. Je vous raconte.

Aller au musée Cluny pour un atelier avec bébé

Avec ma mini ogresse de pas encore 4 mois,  ainsi que deux autres mamans et leurs petits bouts nous avons été accueillis avec douceur par   Marie-Georges Compper-Bruegel, art thérapeute et conteuse. L’étant moi même cette approche mêlant ces deux pratiques  ne pouvait que me plaire.

Ne vous attendez pas à parcourir tout le musée de Cluny de salle en salle en découvrant les oeuvres: ce n’est pas le propos. Ici il s’agit de s’appuyer sur les oeuvres en point de départ pour découvrir et évoquer sa parentalité. Et ça fait un bien fou. Le thème de vendredi était celui de la grossesse. L’intitulé joliment posé de cette façon: « Une si longue attente, autour des neuf mois de grossesse ».

Se laisser porter par la conteuse et parler de grossesse

La conteuse pose un tapis au sol tout près d’une belle statue représentant l’annonciation, ce moment où la vierge Marie apprend par l’entremise de l’ange Gabriel qu´elle attend un enfant. Toute la petite troupe s’installe. Avec bienveillance, l’art thérapeute nous invite gentiment à exprimer nos ressentis pendant la grossesse, si nous avions des attentes, des peurs. Elle nous donne aussi un petit peu de pâte à modeler pour faire émerger une forme en pensant justement à notre émotion lorsque comme Marie nous avons appris la grande nouvelle. Pour ma part, c’est un petit coquelicot qui a surgi.

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Une très jolie expérience à partager avec bébé, que je vous recommande.

 

Visite atelier bébé au musée de cluny à paris