Ce mois-ci tu as eu deux ans et demi. Je n’y ai pas prêté attention sur le coup. C’est bien banal de dire que le temps défile à vitesse grand V quand son enfant grandit. Toi tu cours comme l’éclair. Me laissant à peine le temps de reprendre mon souffle pour respirer.
Être ta maman, ce n’est pas de tout repos. Mais qui a dit que le bonheur était calme et plat ? La vie avec toi c’est un carnaval de confettis et des bourrasques de joie. C’est aussi des tempêtes de colère mais qui ne durent pas.
J’ai tord de t’appeler ma douce, par habitude ou parce que peut être c’est plus moi que toi. Toi tu es intrépide, farfelue, têtue et tellement drôle.
Avec toi, je retrouve le chemin de l’imaginaire, celui de mon enfance pavé de poudre de fées. Ensemble nous construisons des cabanes faites de coussins et de draps. Nous bâtissons de châteaux de princesses multicolores avec des legos et des cubes de bois. Tu me fais danser dans le salon et me demande de mettre une robe pour que nous soyons toutes deux dans nos costumes de lumière.
Pas un jour sans que tu chantes, comptines, air de disney ou opéra. Tu t’accompagnes d’un xylophone ou d’une flûte. Tu me casses un peu les oreilles mais j’avoue que j’aime ça. Chaque jour tu prends plaisir à compléter de nouvelles phrases, mâchouillant les mots comme de petits bonbons sucrés. Tu as déjà un sacré vocabulaire et des expressions qui me font fondre.
Tu taquines ton papa, qui devient loup ou monstre selon l’histoire du jour. Petit chaperon rouge malicieux ou agneau peureux.
Tu entraines chacun dans ton monde et ta petite soeur en est l’élément central. Veillant sur elle à chaque instant. Tu la couvre de câlins et la protège de tes bras. Gare à l’inconnu qui voudrait l’approcher. Tu le foudroies du regard et le pousse si il daigne venir plus près.
Si je t’écoutais, je me transformerai chaque jour en ton oeuvre, sculpture vivante de body art: tu aimes le maquillage et voudrait me peindre tout en couleur.
Alors nous prenons des feuilles blanches et les remplissons de chats violets, de fleurs bleues et de bâteaux pirates. Avant que l’heure du goûter ne sonne et que tu ailles me préparer dans ta cuisinette des gâteaux au chocolat et des crêpes, avec un café pour maman (il me faut bien cela pour tenir le choc face une tornade comme toi).
Tes câlins durent 5 secondes 30 mais tu les prodigues à foison toute la journée. Tu m’envoies de ta main des « je t’aime » et des baisers… j’espère que cela va durer !
Garde ta fantaisie ma chérie
Comme certains pensent que la douceur est une faiblesse, certains autres disent des rêveurs qu’ils sont fous. Comme ils ont tord : c’est eux qui peuvent changer le monde. Alors bien souvent on les fait taire car ils font peur. Mais toi tu es courageuse , tu t’es battue pour être au monde, alors que cela n’arrête jamais ton battement d’aile de papillon
 
Mots de maman

6 réflexions sur “Deux ans et demi… et des poussières d’étoiles”

  1. En te lisant, je vois ma BA, de 2 ans presque et demi 😉 . Cette impression d’avoir la même « petite », intrépide, infatigable, croqueuse de vie dans quelques jours elle aura ses 2ans et demi et je crois que son portrait sera similaire a celui de ta douce

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