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Toutes ces petites phrases qui font perdre courage…

Ces 18 mois avec bébé ont été remplis d’émotions fortes et d’ajustement dans notre vie de jeune couple. Nous étions pourtant bien préparés. Enfin, il nous semblait. Et puis l’entourage nous avait aussi prodigué beaucoup de conseils avisés. Mais aussi toutes ces petites phrases qui font perdre courage.

Le leitmotiv: Petits enfants petits problèmes…

Jeune parent, future maman ou papa, si tu me lis, ce texte est pour toi. Je voudrai te rassurer un peu.

A chaque étape de l’évolution de ton bébé, tu entendras toujours des petites phrases qui pourront te saper le moral, en te faisant croire que c’est pire après.

« Tu verras, quand bébé commencera à manger ça sera pire. »

ça c’est quelque chose que j’ai entendu plusieurs fois pendant l’allaitement, pour minimiser ma fatigue. Il est vrai que les premiers repas, bébé en met partout. Et que si tu veux cuisiner, cela mettra un peu plus de préparation que donner le sein ou le biberon. Cependant, plus de réveil nocturne pour cause de faim, des repas moins nombreux et à heures régulières, voilà les choses qui se mettent en place au fil des mois et qui permettent de souffler un peu. Aujourd’hui ma puce mange la moitié de ses plats, seule, à la cuillère. Elle demande un peu d’aide pour la fin. Elle boit seule. Mange sa compote seule. On peut même dîner ensemble côte à côte. Donc, non, ce n’est pas pire après, puisque l’enfant gagne en autonomie. Je me souviens de mon épuisement les premiers mois, avec cette difficulté de me remettre de ma grossesse et l’allaitement qui ne se passait pas bien. Les repas sont bien plus sereins aujourd’hui.

« Tu verras, quand bébé marchera ça se pire. »

ça c’est surtout une phrase que j’ai beaucoup entendu dans la bouche des papas. Je les soupçonne ceux là de n’avoir pas été très présents dans les étapes d’avant et d’avoir commencé à s’occuper (« surveiller ») leurs petits avec l’arrivée de la marche. Alors oui, un bébé qui marche c’est un appartement (une maison) à sécuriser et repenser pour que rien de dangereux ne soit à portée de main. C’est un enfant qui découvre tout. C’est une période magique même si on est vigilant. Mais finalement est-on vraiment plus sur nos gardes que les premiers mois? Je n’en suis pas certaine. Combien de fois me suis-je réveillée pour un micro bruit?  Et le papa aussi qui se levait juste pour vérifier au cas où…

Un enfant qui marche, c’est aussi un enfant qui joue plus souvent seul. Et un enfant qui fait ses nuits ! Donc en effet, la journée il faut prêter attention mais le sommeil ça n’a pas de prix !

« Tu verras, quand tu en auras un deuxième ça sera pire. »

ça c’est quelque chose que j’entends souvent. Je n’en ai pas encore de deuxième donc il est difficile d’y apporter une réponse tranchée. Pourtant mon sentiment est que tout ce que l’on a appris avec son premier bébé n’est pas perdu dans les limbes. Et qu’avec un premier on connait le changement de couches, l’alimentation, les rituels qui font du bien. Je ne crois pas que tout se passe pareil car chaque enfant a son petit caractère. Mais il y a une chose dont je suis certaine c’est que lorsque l’on a « survécu » une fois, on y arrivera de nouveau.

Et avec un peu de chance, si tu as eu une grossesse et un accouchement de Warrior pour l’un, ça ne sera pas forcément le cas pour l’autre…

« Tu verras, quand tu recommenceras le travail ça sera pire. »

De nouveau, c’est quelque chose que je n’ai malheureusement pas pu expérimenter. Cependant, moi ce que je vois et constate c’est que mes amies qui travaillent et sont mamans sont beaucoup plus pimpantes depuis la reprise du travail. Pas que tout soit rose ou pas fatiguant, mais ce rythme leur convient. Pour moi la grosse différence ça a été l’entrée de ma petite ogresse à la crèche. Je revis. Le soir on profite de notre moment à nous pour lire, jouer aux lego et depuis peu dessiner. La dé-fusion fait du bien à tout le monde. Je crois que nous sommes toutes les deux de grandes indépendantes.

 

Le bilan de tout ça, c’est que je suis bien moins fatiguée et inquiète aujourd’hui !

Voilà, en tout cas quelques unes des phrases qui me sont venues à l’esprit. Une autre aussi pour finir « Tu verras quand elle sera ado… « 

Je suis sûre  que tu en as d’autres ! N’hésite pas à les partager en commentaires qu’on rigole un peu.

 

 

L'amitié

Quand l’amitié se termine

Si il y a bien une chose dont je suis riche, ce sont de mes amis. Je n’en ai pas des milliers, je ne les collectionne pas, ils sont plus précieux à mes yeux que tous les joyaux de la terre. Quand l’amitié se termine pour moi, c’est un déchirement aussi douloureux qu’une rupture.

J’ai appris la fidélité en amitié bien avant celle en amour. Je compte parmi mes amis pour toujours: deux connus dès mes premiers jours, une à la crèche, une à la maternelle. L’adolescence a été moins fiable de ce côté, des non-dits, des trahisons de l’âge ingrat, l’éloignement géographique simplement aussi. Et puis les belles rencontres de l’université.

Il y a eu les déceptions de mes collocations, où chaque fois j’ai pensé partager plus qu’un toit et puis je me suis rendue compte par la suite de ma méprise (sauf avec toi Thomas si tu me lis 😉 ).

Durant ma vie, j’ai fait beaucoup de rencontres. Je suis du genre à faire confiance et à sympathiser rapidement. Mais je suis de celles qui ont besoin de relations véritables. La superficialité ce n’est pas pour moi. Alors je n’ai pas de potes. Je suis du genre extrême, soit des amis soit des connaissances. Je n’ai pas de temps à perdre en mondanité.

J’ai eu des déceptions. J’ai cru à des histoires d’amitié qui n’ont pas pris. J’ai vu des personnes que je pensais mes amis se détourner de moi. La première fois, j’ai eu mal de ce silence. J’ai fini par faire presqu’une « rupture » par message tellement cela devenait pesant.

Et voilà que cela recommence.

Aujourd’hui, une personne qui m’étais chère se détourne de moi. Elle a vécu une terrible épreuve. Se mure dans le silence. M’accuse de ne pas être là pour elle. C’est difficile d’être accusée d’indifférence quand on ne prend pas la main que vous tendez. Quand la personne ne répond jamais à vos appels. Que vous finissez par connaître mieux son répondeur que sa voix. Quand tous vos messages restent sans réponse.

Au début, vous vous dîtes qu’elle est débordée. Qu’elle gère comme elle peut la situation. Après vous vous inquiètez. Vous finissez par douter. Et puis, vous apprenez qu’elle se plaint à d’autres que vous l’avez délaissée…

C’est d’autant plus difficile à entendre quand cette personne n’est pas venue vous voir pendant que vous étiez alitée pendant votre grossesse, ni  vos deuils (nombreux et douloureux) et a même attendu de nombreuses semaines avant de rencontrer votre fille, habitant seulement à l’autre bout du metro. C’est dur quand vous l’avez choisie en demoiselle d’honneur, parmi vos amis des doigts de la main et qu’ayant promis d’être là pour vous, elle s’est défilée tout le weekend pour « profiter ».

Je suis du genre qui pardonne. J’ai toujours trouvé des excuses malgré les mises en garde de ma famille qui me voyait déçue chaque fois. J’ai fini par moduler mes efforts aux rythmes des siens. La pilule passait un peu mieux, même si cela me rendait triste de ne pas être aussi spontanée qu’avec mes autres amis.

Mais quand j’ai appris les terribles choses qui lui arrivaient, j’ai mis ma rancoeur de côté,  et j’ai dit à mon amoureux : « Je te préviens, si elle a besoin j’accoure. » J’ai appelé. Laissé des messages. Gardé mon téléphone tout près, au cas où.

Il n’a jamais sonné.

Peut être que pour elle, je ne suis pas ce dont elle a besoin. Qu’il est temps que je la laisse se faire consoler par ceux qu’elle considère vraiment comme des amis. On a besoin de soutien dans les moments durs. C’est là que l’on réalise qui compte vraiment pour nous.

Et moi je ne compte plus pour elle. Ça me fait mal mais je dois arrêter de recoller les morceaux. Dans une belle histoire d’amitié comme en amour, il faut être deux, et savoir s’arrêter aussi quand cela ne fonctionne plus. Pas besoin de cris, ni de malediction, un adieu emprunt de nostalgie…

Alors, je vais laisser notre amitié rejoindre les souvenirs des soirées rigolotes. Les années où l’on dansait sur les bars jusqu’au petit matin.

Je garderai son rire bien enfoui dans ma mémoire quelque part, et j’espère que la vie le lui rendra bientôt.

Je te souhaite beaucoup de bonheur à venir ma jolie, . Il est temps que moi aussi je retourne dans ma coquille et que je me préserve des chagrins.

 

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Instantanés de la semaine (bonne fête papa)

Papa ! Papa ! Papa ! Sans doute un des mots que j’ai le plus entendu cette semaine.

C’est qu’elle l’aime à la folie son papa, ma petite ogresse. Elle l’appelle plus « dada » d’ailleurs et dépose sur ses joues des petits baisers mouillés.

L’ogre comme je l’appelle ici, c’est le super papa qui prend son rôle à coeur. Prend le relais les jours où il ne travaille pas qui pour changer une couche qui pour une grande ballade à poussette. N’a pas peur du ridicule en jouant avec sa petite puce dans le bac à sable et chantonne (très faux) des comptines, lui qui ne les entend pas, pour calmer une petite survoltée sur la table à langer.

C’est le super papa qui n’oublie pas non plus sa femme, avec plein de petites attentions au quotidien même si ce n’est pas le pro des cadeaux pour les occasions particulières. On ne peut pas lui en vouloir quand chaque jour, il fait de son mieux pour rendre la vie de la famille belle et légère.

Les corvées de courses se transforment en ballade dans notre quartier. Les souvenirs heureux sont la promesse de beaux jours à venir.

Alors, on guette les prochaines escapades car on aime tellement découvrir le monde ensemble, ou les petits coins de France (comme l‘île de ré).

En attendant, les jours de travail intense, c’est moi qui me charge de la petite coquine qui me rend chèvre avec toutes ses espiègleries.

Je ne peux pas lui en vouloir, quand je regarde mes photos d’enfance, je n’étais pas la dernière à avoir un regard malicieux sur un visage de poupée. Ce qui fait beaucoup rire son papa qui a parfois bien du mal à la gronder … Ah ces deux là !!!!

 

J’espère que votre semaine a été douce …

 

© Margot Mchn, la photo de notre mariage <3

 

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Instantanés de la semaine (L’inde à Paris)

Nos lundis, ces moments que l’on optimise au mieux pour faire le plein d’amour et de rires pour la semaine. Et ce qui est encore mieux, c’est quand on redécouvre la ville où l’on vit. Lundi dernier c’était l’Inde à Paris pour nous.

Alors ma petite a enfilé son t-shirt éléphant et son petit legging rose fushia inspiration bollywood  de La compagnie des petits, pour aller voir les bijoux des maharajas scintiller au Grand Palais dans l’exposition Joyaux. La mise en scène était magnifique et j’ai regretté de n’avoir pas le droit de prendre en photo ma petite les yeux brillants devant les diamants des parures des turbans.

Et puis on a rejoint une amie pour une ballade aux tuileries. J’entends encore Salomé rire avec son papa en se lavant les mains. On a repris tous les trois la marche comme on aime tant, et j’ai insisté pour aller passage Brady, empli de souvenir de mes années bohèmes, pour un repas de naans et de plats tandoori pour finir la journée en beauté.

Du reste de la semaine, il y aura eu beaucoup de tâches administratives et ménagères à rattraper. Rien de bien passionnant mais prenant prenant. Et puis la visite de la nouvelle crèche qui prendra le relais au mois d’août. Salomé était excitée de découvrir le nouveau bâtiment et les lapins dans le jardin.

Cette semaine on a aussi mis le joli bandeau de why mama gagné sur le compte instagram de Cynthia. Et j’avoue elle me fait craquer ma coquine comme ça. J’en ai un assorti et j’espère bien que mon petit frère me fera un jour de jolies photos mère/fille: Si tu passes par là Edouard 😉

Et vous votre semaine?

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Instantanés de la semaine (poser les valises)

Après toutes ces escapades de mai, il était temps pour nous de poser les valises. Si être en voyage est clairement ce que je préfère, moi nomade dans l’âme, cela fait aussi du bien parfois de rentrer chez soi.

Le retour n’est pas le plus simple car il faut reprendre un rythme de contraintes horaires et rattraper les corvées accumulées. Mais une fois toutes ces tâches achevées, le plaisir de redécouvrir Paris et s’autoriser quelques sorties. Ce qui j’avoue côté organisation devient compliqué entre les journées de grèves, les ponts et les journées pédagogiques qui ont lieu si souvent depuis janvier !

J’ai rencontré cette semaine chez Georgette, un petit restau avec sa terrasse parisienne, Déborah qui avait réuni autour d’elle d’autres blogueuses pour le premier déjeuner de l’Agence Brandslovblogs. Si pour l’instant, je le répète, mes sites ne sont pas sponsorisés, c’est intéressant aussi d’avoir l’avis d’une femme avisée (et sympathique) sur les évolutions du blogging. Et quand le repas est accompagné de rires c’est encore mieux !

Moi qui pensais aussi être un peu une blogueuse de l’ombre, j’ai réalisé que mon autre site Ogresse de Paris fonctionnait bien car j’ai eu l’opportunité d’un nouveau voyage presse, pour assister cette fois à la conférence inaugurale du Festival d’histoire de l’art à Fontainebleau. Et j’avoue que j’étais très heureuse d’être assise au troisième rang de la salle à côté des journalistes du Monde, Connaissance des Arts ou du Parisien pour écouter Jeff Koons. Comme quoi les blogs ne sont plus dénigrés ! Cela m’a motivé pour persévérer !

Poser un peu ses valises, c’est aussi prendre le temps de regarder le chemin parcouru pour mieux avancer. J’ai réalisé qu’en juin cela fera 3 ans que je suis tombée folle d’amour pour mon ogre, et deux ans que nous sommes partis à Bali avec mon petit bidon naissant.  En regardant les photos, l’impression que d’autres merveilleuses nous attendent à deux et à trois 🙂

Et puis, il n’y a pas de semaines sans câlins par milliers et rires à la maison. Ma petite ogresse développe une passion pour le rangement de sa bibliothèque. Pas un jour sans qu’elle aille me chercher un livre pour que je lui raconte une histoire. Elle alterne des phases d’affection pure avec des moments de colère où elle essaie de me taper. Arrive les premières punitions après moult explications dans le calme. Si vous avez des conseils je suis preneuse !

Ce matin nous sommes en pleine réflexion sur le programme du weekend en famille: ballade, expo, pique nique ? Rien n’est fixé…. Mais c’est aussi la raison pour laquelle j’aime Paris. J’ai l’impression que tout est possible. En attendant, je vais poser les valises pas trop loin, on ne sait jamais…

Bonne semaine à vous

 

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