Fin d'une amitié

L’effet boomerang de la rupture amicale

Il y a des fois où on jette sur le papier ou sur l’écran des mots de colère ou de tristesse parce qu’on ne sait pas quoi en faire. Parce qu’il faut bien gérer comme on peut les sentiments qui nous assaillent. Moi c’est toujours la plume qui m’a sauvée. Permis de prendre du recul. Analyser une situation. La digérer.

Vous avez été nombreux à m’écrire suite à mon billet sur l’amitié qui se termine. Un mois plus tard environ. Les choses me sont revenues en boomerang.

Je crois que faire le deuil d’une amitié, c’est un peu comme une rupture amoureuse. Il y a des liens qui se défont lentement, sans que personne ne se trouve blessé sur le chemin. On se sépare gentiment, en arrêtant de se donner des nouvelles très naturellement. Et puis il y a des fins plus houleuses. Sources d’immenses chagrins et de déceptions.
En amour, je suis intransigeante. Je coupe les ponts quand une histoire se termine. Je ne crois pas à l’amitié avec quelqu’un pour qui on a éprouvé des sentiments amoureux. Mais quand est il de l’amitié ? Faut il couper les ponts et laisser une personne dont on a été très proche basculer au statut de lointaine connaissance? De nouveau je crois que c’est difficile, surtout si on était vraiment proche et que tout se casse du jour au lendemain.

Les réseaux sociaux sont une plaie dans ce genre de situation. Ils vous rappellent sans prendre garde votre blessure.
C’est ce qui m’est arrivé aujourd’hui. J’avais laissé je crois encore cette porte ouverte pour la personne à qui j’avais dédié mon billet. Un peu comme une bouteille à la mer. Je suis cette idiote qui garde toujours un fond d’espoir et de pensées positives sur les gens.
Un mois après donc, que s’est-il passé? Il n’y a pas eu de signe de vie, de réponse aucune. Je viens de découvrir  sur les réseaux que cette personne se marie et que son evjf est dans quelques jours. Je me sens trahie. Je crois que si j’avais vu cela dans quelques mois je l’aurai compris. Je me serai même réjoui pour elle. Je me serai dit sans amertume que c’était chouette cette bonne nouvelle, ce bonheur après les mois durs qu’elle a traversé. Mais là, si peu de temps après ! Cela veut dire que sa décision à elle de m’exclure de sa vie était prise il y a longtemps ! Dire qu’il y a un an elle était ma demoiselle d’honneur. C’est fou ce que l’on peut se tromper sur les gens !
J’espère que l’un de ses invités imposera aussi à son mariage sa mère. Que ses demoiselles d’honneur préféreront profiter du weekend que l’aider dans ses préparatifs malgré leur promesse.
Oui je suis vilaine. La colère parle.

Je suis dans le stade de la colère.

Un jour viendra le pardon.

Et puis l’oubli.

Voilà le mariage est passé. A un an et quelques jours à peine de mon propre mariage. Je crois que c’était le déclic qu’il me fallait pour tirer définitivement un trait. Je n’ai pas encore beaucoup cheminé. 10 ans ce n’est pas rien… Mais j’ai commencé à effacer doucement les traces d’elle. Adieu les réseaux. Quand à mon album de mariage. Il va y avoir un sacré tri car c’est trop douloureux de l’y voir quand on connait l’issue de l’histoire. Je redoute les rencontres chez les amis communs qui ne manqueront pas d’arriver un jour… Si vous avez des conseils pour gérer ce genre de situation, je suis preneuse.

 

Edito: Finalement notre amitié aura eu une fin apaisée, avec des mots sur les blessures de part et d’autre.  Plus de colère. Pas de rancoeur ni de regret. Nous allons tourner chacune la page. Je vous remercie pour vos témoignages bienveillants qui m’ont permis souvent de prendre du recul.

  • Paillette (14 septembre 2017)

    Coucou,
    Je me reconnais un peu dans ton article.
    J’avais rencontré une femme et peu de temps après, c’était devenue ma meilleure amie. C’était comme une évidence, c’était comme si l’on se connaissait depuis toujours.
    Je me suis jeter corps et âme dans cette histoire, je lui ai fait confiance, lui ai confier tout, absolument tout sur moi, l’ai considérer encore plus que ma sœur.
    Nous étions toujours, je dis bien toujours l’une avec l’autre. Où allait Paillette, elle était à mes côtés…
    Puis, un jour, ça a été LA dispute. Pour une broutille en plus… Et puis, plus rien…
    J’ai essayé d’en discuter avec elle, de mettre les choses à plat, il a fallu que je me rende à l’évidence que c’était bel et bien fini…
    J’ai sûrement ma part de responsabilité… C’est comme en amour, les torts sont partagés.
    J’en ai fait une très grosse dépression et depuis, je ne fais plus confiance aussi facilement. J’ai du mal à m’investir avec les personnes. C’est dommage… En fait, je me protège, même si cela me pèse…
    J’ai tout de même quelques amies (et Dieu sait qu’on les comptes sur les doigts d’une main les véritables ami-e-s) sur qui je peux compter, mais voilà, ça en reste là.
    Je te souhaite de guérir vite et de te sentir mieux. On attend toujours un petit signe, un petit quelque chose qui fait que ça puisse recoller, mais non, et c’est peut-être mieux ainsi. 🙂
    Je te souhaite une excellente journée et t’envoie des bisous pailletés :*

    • Sophie Ogresse (15 septembre 2017)

      Merci Paillette pour ton commentaire. Je crois aussi aux torts partagés et à la part de responsabilité de chacun. Dans mon histoire à moi, c’est ce qui me chagrine le plus: l’incompréhension. J’aurai préféré savoir ce que j’avais fait de mal plutôt que ce mur de silence. Comme tu dis, cela n’est pas si facile de faire confiance. Je me sens déjà mieux d’avoir posé le mot fin. Je ne suis plus dans l’attente. Je te souhaite une jolie journée

  • niki (14 septembre 2017)

    je ressens ton chagrin dans ce que tu écris sophie – n’aie pas de regrets, cela n’en valait certainement pas la peine –
    pendant longtemps j’ai voulu plaire à tout le monde, mais c’était une erreur car tout le monde n’aime pas mon humour caustique ou ne le comprend pas et alors = rupture, sans même un mot d’explication et pas de possibilité de ma part de m’expliquer – depuis je me suis dit que si je devais expliquer mon humour, on avait atteint la limite là –
    des amies, des amis, ne devraient jamais avoir à s’expliquer, à être blessés surtout que mon humour n’a jamais été dirigé vers une personne mais vers une situation –
    comme je t’ai expliqué précédemment, ma vie est un train, on y monte un temps dans un wagon, puis on en descend parce que le moment où l’on partageait la même chose est passé – cela m’a surtout frappé après la mort de mon mari, tout le monde était là avec ses grandes déclarations, un mois plus tard il n’y avait déjà plus personne, sauf moi avec ce chagrin ingérable – c’est là que je suis devenue ma seule véritable amie, celle qui me disait « vas y ma grande, c’est dur mais tu peux y arriver » –

    mais je réalise que pour toi c’est nettement plus profond, plus dur, plus laid aussi de la part de cette personne, tu as raison de te protéger –
    ma manière à moi de me protéger est de ne plus me lier avec personne, seulement de manière superficielle – on boit un café ensemble, on papote un peu, mais ça s’arrête là – je vis le nez dans les livres et j’en suis contente –
    plus personne ne me fera de la peine comme il y a 20 ans –
    (désolée d’avoir été un peu longue dans mon commentaire 🙂 )

    • Sophie Ogresse (15 septembre 2017)

      Je ne sais pas si c’est laid ce qu’elle a fait. Ce n’est pas vraiment comme ça que je le ressens. Je pense qu’elle a fait ce qu’elle a pu pour gérer les choses à sa façon à un moment de sa vie particulièrement compliqué et douloureux. Je ne sais pas au final ce qui s’est passé pour elle, ni dans sa tête d’ailleurs, n’ayant jamais eu de retours à mes appels. Je me suis sentie en colère car impuissante et dans l’incompréhension la plus totale. Me protéger pour moi cela va être de me recentrer sur les relations qui sont simples et solaires. La vie est déjà suffisamment compliquée pour s’encombrer de regret. Mettre des mots c’est enfin passer à autre chose.

  • bbthegameboy (14 septembre 2017)

    Je ne commente pas souvent ce genre de billet mais je me reconnais dans ta situation. Après plusieurs déceptions, je fais partie de ceux qui croient en une seule « vraie » forme d’amitié ; l’amitié d’enfance.
    En général, les amis d’enfance peuvent se perdre de vue, vivre à des milliers de kilomètres (je peux en dire long à ce sujet), ne pas se parler pendant plusieurs semaines voire plusieurs mois… Ces amitiés sont les seules à mon sens qui résistent à la plupart des aléas qui peuvent se mettre à travers deux personnes car elles forgent leurs liens dans les entrailles de l’enfance.
    Toutes les autres formes d’amitiés sont « de surface » et l’on s’aperçoit rapidement qu’elles sont fragiles… par exemple après une rupture. Les gens, les cercles sociaux, les environnements sont appelés à bouger au cours d’une vie et il faut l’accepter. Nos vrais amis, on devrait pouvoir les compter sur une main.

    • Sophie Ogresse (15 septembre 2017)

      Merci d’avoir pris le temps de commenter. C’est très gentil.
      Je suis tellement d’accord avec toi sur le lien si particulier des amitiés d’enfance. Il peut s’écouler six mois sans nouvelle sans que cela ne change rien, un regard suffit et tout recommence. Mais j’ai eu aussi la chance de faire de jolies rencontres plus tard. Les épreuves de la vie ont fait que cela nous a rapproché. J’aurai du voir ici qu’il y avait plus de distances. C’est peut être aussi ma faute d’avoir pensé que notre lien était plus fort que ce qu’il n’était. D’où la déception.

  • Summer Girl (14 septembre 2017)

    Comme pour une rupture amoureuse, il va te falloir du temps pour l’accepter mais au moins les choses sont claires et avec le merveilleux événement qui t’attend il faut que tu te préserves et tourne la page de cette amitié gâchée. J’ai vécu ça l’année de mon mariage et 7 ans plus tard on a repris contact mais on ne s’est encore pas revues… prend soin de vous <3

    • Sophie Ogresse (15 septembre 2017)

      Merci pour ton joli commentaire. Comme tu le dis si bien c’était une manière pour moi de tirer un trait sur ce chapitre là. J’aurai préféré que cela soit fait dans le dialogue et simplement. Maintenant je vais chasser les nuages et me concentrer sur l’avenir. Bises <3

  • Kid Friendly (14 septembre 2017)

    Des peines de cœur amicales on en connait hélas tous. Parce qu’on n’évolue pas dans le même sens ou plus. Parce qu’on a accordé plus de cœur et d’importance à la relation que l’autre.
    Ton histoire me rappelle ma relation avec l’une de mes 2 témoins. Nous étions très proches. On avait traversé ensemble des moments douloureux. J’aurais mis ma main à couper que cette relation était indestructible. Et puis, et puis je ne sais pas… Elle s’est éloignée. Si tu savais combien de fois j’ai cherché où j’avais pu merder. Combien de fois j’ai essayé de relancer la relation. Jusqu’au jour où après des mois de silence elle est revenue avec des micro excuses bidon et de vagues « il faut que vous veniez » sans proposition de dates. J’ai tranché dans le vif et lâché ce que j’avais sur le cœur, essentiellement qu’il faut être 2 pour entretenir une amitié. Le pire c’est que je pense lui avoir rendu service en prenant la décision parce qu’elle entretenait un lien ténu par bonne conscience (elle était marraine de ma fille).
    Bref, c’est comme ça, ça fait mal mais on y peut rien. Tu n’as rien à te reprocher et ce que tu racontes (la mère imposée, ses absences aux moments clés, son mensonge sur ton absence, le mariage caché…) montre bien qu’elle ne te méritait pas. Ne change rien car se protéger serait perdre la vraie notion d’amitié. Et puis la vie est courte, on est déjà méga occupé alors il n’y a pas de temps à perdre à entretenir des relations qui apportent plus de déception et de tristesse que de positif. Avec le temps on y pense toujours un peu avec incompréhension et un peu de tristesse mais on se concentre sur le reste et c’est bien l’essentiel.

    • Sophie Ogresse (15 septembre 2017)

      Se recentrer sur l’essentiel et le positif, tu as bien raison. Tu as totalement cerné ce qui me ronge, l’incompréhension. J’aurai préféré des explications franches que ces non-dits, peut être accumulés depuis des années… J’en ai aucune idée. Je ne sais pas si elle ne me méritait pas. Ce n’est pas le diable du tout. Elle a ses qualités. Peut être simplement nos caractères ne s’accordaient pas ou plus et que je ne me l’étais pas avoué. Finalement peut être qu’elle nous a rendu service à toutes les deux en passant à autre chose. Je ne suis pas sûre d’avoir la réponse un jour.

  • Anne-Marie (14 septembre 2017)

    Bonjour,
    Vos attitudes et vos attentes surtout mesdames, manquent douloureusement de détachement, c’est à dire de maturité. Qu’attendre vous pour être aussi déçues ? Une amie n’est pas une mère, et vous n’avez plus 15 ans, elle n’a pas à porter vos fantasmes, vos projections, vos attentes, et elle n’a pas à ressembler à l’image toute faite que vous vous étiez fait d’elle, et qui vous arrangeait.
    L’une de vous dit en substance « qu’est-ce qu’on peut se tromper sur les autres ! » Je préférerais que vous ayez l’honnêteté et la sincérité de dire « JE me trompe (parfois / souvent / toujours / rarement) sur les autres, j’évalue mal à qui j’ai à faire : ce serait pourtant le début d’un travail sur soi où l’on se pose les bonnes questions « qu’est-ce qui se joue chez moi pour que je manque de discernement à ce point ? Quels signes n’ai je pas voulu voir, qu’attendais-je qu’elle ne pouvait m’apporter ? Quelles histoires je me suis racontées ? » etc … Et puis sur l’autre ? Qu’est-ce que je lui reproche au juste ? a t’elle été malhonnête avec moi ? Ou simplement était elle moins attachée que je ne l’étais ?
    Vous parlez d’amitié avec la même exigence d’exclusivité qu’en amour. Et à l’origine de cela il y a souvent un manque d’amour propre : vous demandez aux autres de vous aimer … à votre place ! Vous n’êtes pas dans le désir de l’autre mais dans le besoin ! Comme lorsque ado on se disait « pourquoi préfère t’elle une autre copine, suis-je moins bien ? »
    Les filles ont été moins aimées, moins reconnues que les garçons, et c’est souvent la source de toutes ces émotions que vous decrivez.
    Prenez du recul mesdames, apprenez à vous aimer, et à vous détacher des autres ! Ne rien en attendre, mais vous réjouir de leur présence est le plus beau cadeau que vous pouvez leur faire et à vous également. Être ensemble pour le partage de ce qu’il y a de meilleur et de plus fécond dans les rencontres. Ne se jeter nulle part « corps et âme » comme dit un commentaire, car c’est faire porter à l’autre toutes vos attentes … qui pourtant ne regardent que vous.
    Une vraie amitié est une relation de désir, non de besoin. Et qu’est ce que ça soulage de savoir (même en amour) que l’autre est indépendant, qu’il n’a pas besoin d’être sans cesse confirmé dans sa valeur, qu’il peut même si nécessaire, continuer sa vie sans vous et sans trop de dégâts pour lui, et que malgré ça, il vous choisit malgré tout tous les jours, toute une vie d’amour ou d’amitié, non pas parce qu’il a besoin qu’on s’occupe de lui, mais parce qu’il vous aime, tel(le) que vous êtes…
    Bon courage dans ce cheminement.

    • Sophie Ogresse (14 septembre 2017)

      Merci Anne Marie pour ce long commentaire.
      Vous dites en effet des choses très intéressantes sur votre vision de l’amitié. Je partage l’idée de l’indépendance, de ne pas aimer l’autre pour ce que l’on projette sur lui mais pour ce qu’il est, et de se réjouir de la présence de l’autre.
      C’est un peu dommage de commencer votre texte en portant un jugement si tranché et moralisateur sur d’autres visions et témoignages que le votre. Ça réduit la portée de vos bons conseils.
      En ce qui me concerne, je n’attends certainement pas une exclusivité amicale, ni une ultra disponibilité ayant parfois eu des amis à l’autre bout du monde. Seulement une honnêteté et d’être là dans les moments importants de la vie qu’ils soient bons ou mauvais. C’est ma vision. Je ne prétends pas qu’elle soit universelle.
      Quand à votre psychanalyse sur le rapport à la mère, je vous remercie par avance mais je m’en passerai bien. Mes études d’art thérapie et mon travail avec des patients en psychiatrie m’ont bien appris à ne pas commettre l’erreur d’un diagnostic hâtif 😉

  • Virginie Neleditesapersonne (14 septembre 2017)

    J’ai aussi coupé les ponts avec l’une de mes (ex)meilleures amies; pour diverses raisons. Mais cette décision n’a pas été prise d’un coup. Il y a d’abord eu une énorme déception sur son comportement à un moment où j’avais plus que jamais besoin de soutien; ce dont elle a non seulement été incapable mais surtout a trouvé que c’était le bon moment pour me faire des reproches… Bref, cela m’a ouvert les yeux et a initié une première coupure que je croyais temporaire, mais qui m’a en fait permis de me poser les bonnes questions… et de me rendre compte que d’une part la relation que l’on avait était franchement malsaine, me pesait beaucoup et surtout que j’étais nettement mieux sans elle ! Ce qui a scellé pour moi la coupure définitive ! Elle a voulu revenir vers mois quelques mois plus tard, trop tard. J’étais prête à lui expliquer le pourquoi du comment; mais plutôt que de discuter elle m’a viré direct de tous ses réseaux – plutôt que d’essayer d’avoir une discussion … Ô courage quand tu nous tiens – (cela dit j’ai quand même donné quelques explications en mail parce que moi aussi j’étais en colère à ce moment là :-P).
    Et finalement, crois-moi; le fait de me sortir de ses FB et autres; c’est bien le meilleur service qu’elle m’ait rendu. « Loin des yeux (et des réseaux), loin du coeur » n’a jamais été aussi vrai !! Tu vois, c’est ton article qui me fait repenser à elle mais clairement ça ne m’arrive vraiment que très rarement désormais !
    Je crois qu’il y a des relations qu’il faut savoir arrêter. Et honnêtement, avec le recul; je me dis qu’il n’y a pas de fumée de sans feu. Plusieurs personnes de mon entourage (mon mari entre autre !) n’ont jamais compris pourquoi j’étais amie avec elle. Et je pense que ces personnes avaient raison : elle faisait ressortir le pire de moi même. Si ça se trouve j’avais le même effet sur elle ! Mais bon en gros, ce n’était pas une relation saine. Et honnêtement, je revis « amicalement parlant » depuis que l’on ne se côtoie plus ! Sur des amitiés plus saines et bienveillantes. Évidemment il y a une part de tristesse car elle faisait partie de mes plus anciennes amies, j’ai évidemment beaucoup de bons souvenirs avec elle. Mais c’est ainsi !
    Enfin voilà, mon conseil et compte tenu de ce que tu décris; je pense que la meilleure chose que tu puisses faire c’est de couper complétement, la bloquer sur les réseaux pour ne pas la voir et puis l’éviter … Tu verras que très vite tu ne penseras plus à elle, et c’est sans doute le mieux qui puisse t’arriver !
    Courage en tout cas, ce sont tout de même des décisions et des moments pénibles 😉

    • Sophie Ogresse (15 septembre 2017)

      Que tes mots me parlent. En effet, peut être est ce un bien pour nous deux. J’ai coupé les réseaux et ce sera d’ailleurs mon dernier billet à ce sujet. Un peu comme des mots d’adieux jamais dit. J’avais besoin de ça pour tirer un trait devant son silence. Le temps va faire son oeuvre. J’espère pour elle aussi.
      Bises

  • Madame Bobette (15 septembre 2017)

    J’ai vécu une rupture amicale aussi lors de ma deuxième année de fac. Ca a été très dure à vivre pour moi. Pour elle, je ne sais pas… Car elle ne m’a simplement plus donné de nouvelles, ne répondait plus à mes invitations et un jour j’ai laissé tombé me disant qu’une amitié c’était dans les 2 sens.
    Je ne pense pas que je me suis trompée sur elle à l’époque. Au contraire, elle fait partie des meilleures années de ma vie et surtout de ma vie étudiante. Elle m’a fait grandir pendant ces 5 ans d’amitié intense.
    J’avoue que pendant un temps, je n’ai plus voulu entendre parler d’elle. J’étais déçue d’être mise de côté même si finalement, c’était dans l’ordre des choses, on a évolué chacun de notre côté avec un nouveau cercle d’amis.
    Et puis on s’est revu quelques années après. Une envie soudaine de se parler, de renouer. On a bu un verre, on s’est dit qu’on allait se revoir mais on ne l’a jamais fait.
    Aujourd’hui, on n’a plus d’amertume, on se donne des nouvelles de temps en temps via Facebook. On se croisera sûrement encore 5 minutes de temps en temps. Mais c’est tout, chacun sa vie… Même si je sais que si un jour elle a besoin de moi, je serai sûrement encore là…

    • Sophie Ogresse (18 septembre 2017)

      Merci pour ton commentaire. Je crois que je vais m’inspirer de toi en gardant en tête les jolis souvenirs. Ils étaient enfouis sous l’incompréhension et la colère. Et c’est bien dommage car il y en a eu beaucoup.

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