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Je déteste mon congé parental !

Voilà c’est dit. Si vous êtes en congé parental et que vous n’aimez pas ça, ces quelques lignes vous feront peut être du bien. J’avais en tout cas moi besoin de les écrire.

A l’heure où ce dimanche les familles sont réunies, à la maison ce n’est pas la fête. Ma petite ogresse hurle dans son lit, refusant pour la millième fois de faire la sieste et l’ogre est au travail.

On m’avait vanté les mérites du congé parental: « C’est bien de t’occuper de ta petite, c’est mieux pour elle, tu as de la chance. »

Sauf que moi, je ne voyais pas du tout les choses comme ça. Et je culpabilisais presque de n’avoir pas cette envie viscérale.

Je ne suis pas du tout une maman fusionnelle. Je suis très proche et complice de ma fille mais je n’ai jamais eu aucun souci dès la naissance à ce que quelqu’un d’autre que moi s’en occupe. Aucune culpabilité non plus quand je sors. Elle ne me manque pas. Ce qui ne veut pas dire que je ne suis pas heureuse de la retrouver après.

Je suis une femme active. J’aime travailler. Donc j’imaginais plutôt un mode de garde au bout de quelques mois et la reprise de mon activité. Et le soir avoir de jolis moments de retrouvailles, du temps passé rien qu’avec mon bébé. C’était sans compter la façon dont ma grossesse s’est déroulée au travail. Sans m’étaler disons que pour le moment je n’ai pas d’autre choix que ce congé parental jusqu’au mois de novembre.

J’ai du être alitée quasi en continu depuis le 5e mois de grossesse. Petite ogresse a 9 mois. Ça fait donc un an que je me sens cloîtrée à la maison. L’entrée en crèche était pour moi la bénédiction. La lumière au bout du tunnel. Mais entre la date de l’adaptation fin septembre, son déroulé, et les aléas  , au final ma chipie a du y passer 6 jours en tout. Voilà 6 jours. C’est tout ce à quoi j’ai eu le droit depuis sa naissance. Et avec cette coquine qui ne dort pas, autant vous dire que ces six jours ont seulement été utilisés pour les corvées les plus urgentes. Le linge accumulé. Le plus gros du ménage. C’est dans ces moments là que l’on regrette que la famille soit loin pour venir vous soulager de temps à autres.
J’ai toujours eu besoin de m’occuper l’esprit. J’ai besoin de temps pour apprendre et réaliser des objectifs, j’ai toujours fonctionné comme ça. Le travail de recherche dans mon métier, la lecture, la création font partie de mon équilibre. Vous me direz aucun parent n’a ce temps là. Mais moi j’ai justement choisi mon métier en fonction de ce besoin là. Vital.

Ajoutez à ça les remarques de l’entourage sur les repas tout prêts, la petite qui ne fait plus ses nuits mais se réveille 2/3 fois depuis l’entrée à la crèche, et vous avez une maman au bord du pétage de plomb.

Mes lunettes pas changées depuis mes 18 ans. Mes rendez vous de santé en stand by depuis juin… Je prie avoir enfin ce temps pour moi la semaine prochaine. Pour le moment, mon créneau c’est 22h/00h30 ce qui n’est pas vraiment l’idéal pour la fatigue.
Cette semaine, nous avons fait une excursion familiale en bourgogne, sur laquelle j’avais peut être placé trop d’attente. Au final je regrette de ne pas être restée à Paris pour profiter de ces deux jours où la petite aurait été à la crèche pour avancer mes projets, me poser et être dans une ambiance plus sereine.

Je vois tout de même mes amis, quand j’ai la chance qu’ils soient libres en journée. Mais pour le moment, j’ai tellement de retard à tout point de vue,que j’ai du mal à prendre ce temps. J’ai honte, j’ai même annulé des rendez vous qui me tenaient à coeur. Et le soir, les gros rhumes accompagnant l’automne, je suis lessivée. Je prend parfois sur moi car je sais que ça me fera du bien, mais ce n’est franchement pas évident.

Aujourd’hui je me sens une mauvaise mère, qui n’a aucun plaisir à jouer avec sa fille. Qui n’est pas d’humeur à chanter des comptines. J’accomplis  mes tâches sans conviction. Moi qui suis du genre Blanche neige à chanter en travaillant, je ne me reconnais plus.

J’étais partie pour écrire un billet sur l’adaptation en crèche et je vous parle finalement de mon inadaptation au moule dans lequel je suis censée rentrer.

Vivement notre grand voyage au Japon pour être tous les trois et profiter de chaque instant passé pour découvrir main dans la main tant de belles choses qui raviront nos yeux et nos esprits.

C’est la fatigue de maman qui parle, n’ayez pas peur. En fin d’après midi, autour d’un chocolat fumant avec une de mes amies et ma coquinette gazouillant, ça ira déjà bien mieux.

D’ailleurs, elle s’est endormie ….. Yesssssss!

Et vous, le congé parental vous en pensez quoi?

📷© CG-image

 

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  • Pa'Man ! C'est une longue histoire... (16 octobre 2016)

    Coucou…Je comprends que le congé parental soit difficile à vivre pour certaines mamans qui aiment que leur vie « bouge »… On rentre vite dans une routine avec les enfants et le moindre bol d’air est une bénédiction. Pour nous le congé parental est un choix après avoir déchanté sévère avec 2 nounous pour le premier et nos coeurs de parents ayant déjà vécu 2 fois la neonat on n’a pas supporté l’idée que notre loulou doive encore s’adapter à qqn d’autre et avoir mal au coeur parce que « rejeté » une nouvelle fois. On a donc choisi ce congé parental pour moi. J’ai donc quitté un métier qui ne me convenait plus pour me réorienter vers… le monde de la petite enfance! Il est impossible pour nous de laisser nos enfants (pour te dire je suis limite à culpabiliser de me prendre une heure par semaine pour aller marcher lol). Comme nos familles sont loin, les enfants sont contents de les voir mais ne veulent pas y rester sans nous. Il leur faut papa et maman pour faire dodo et ce mode de vie (notre unité) nous convient très bien même si comme tu le soulignes il y a des jours plus fatiguante que d’autres ;-). On t’envoie plein d’ondes positives courage

    • ogresse&cie (18 octobre 2016)

      Oui je crois que c’est vraiment une question de caractère et d’envie. Il n’y a pas de voie toute tracée. Moi j’adore mon métier donc ça me manque et tu as mis le doigt sur quelque chose : je hais la routine! C’est super que vous ayez trouvé un équilibre. Tu as bien fait de te reconvertir. Merci pour ces ondes solaires ☀️

  • niki (16 octobre 2016)

    que te dire devant ton désarroi Sophie, sauf que TU N’ES PAS DU TOUT UNE MAUVAISE MERE – d’autres que toi ont eu ce type de réaction – moi je l’ai eue avec mon 2ème enfant – j’avais décidé d’arrêter de travailler pour m’occuper de mes deux fistons, mais le 2ème a réellement mis mes nerfs à rude épreuve, dès son plus jeune âge –
    nous ne sommes ni des saintes ni des machines – à l’ère du numérique, on efface ce qui ne va pas, on pousse sur un bouton pour passer à autre chose – dans la vraie vie ce n’est pas du tout aussi facile –
    j’embrasse bien fort

    • ogresse&cie (18 octobre 2016)

      Oh pui comle j’en rêve des fois de ce bouton magique là ↩️

  • niki (16 octobre 2016)

    je voulais dire « je t’embrasse » bien fort 😉

  • PasTropFatiguée (16 octobre 2016)

    quel courage de dire tous ca ! une bonne mère n’est pas l’esclave de son enfant, c’est une femme heureuse. déjà à la fin de mon congé mat, j’avais plus que hâte de retrouver le travail. j’aime ma fille plus que tout, mais quand récemment j’ai été en arrêt maladie, je ne culpabilisais pas à l’idée de la déposer chez nounou pour être seule la journée.
    je comprends tout à fait que ce soit difficile à assumer. je me justifie tous les jours parce que je ne laisse pas mon bébé pleurer. le cliché de la femme qui se voue corps et âme à sa famille, quitte à en oublier qui elle est, c’est terminé !
    je te souhaite beaucoup de courage pour les moments difficiles, mais surtout beaucoup de moments de bonheur avec ta fille, et je l’espère des beaux souvenirs de ton congé.

    • ogresse&cie (18 octobre 2016)

      Heureusement il y aura aussi de jolis souvenirs, des moments lumineux. Je crois que ca me pèse car finalement ce n’est pas vraiment un choix. J’ai eu envie de l’écrire parce que j’en avais marre qu’on me fasse culpabiliser…

  • Madame (16 octobre 2016)

    J’aime mon métier et je ne me verrai pas rester à la maison! J’aime mes enfants mais ils ont leur vie et moi la mienne et on se retrouve tous avec bonheur en fin de journée, c’est important d’être épanouie et je plussoie qu’on ne puisse pas s’épanouir à rester à la maison, c’est mon cas. Courage.

    • ogresse&cie (18 octobre 2016)

      Merci pour ton com. C’est vrai que je ne pourrai jamais m’épanouir à la maison, sans juger pour autant les parents qui le sont. Il me tarde ces moments de bonheur de retrouvailles

  • Anne (17 octobre 2016)

    J’étais ravie de reprendre la route du travail, du temps pour moi, d’exister dans une activité intellectuelle gratifiante…

    • ogresse&cie (18 octobre 2016)

      Oui c’est exactement ça. J’adore chanter des comptines et lire des livres pour enfants mais la stimulation intellectuelle me manque. J’ai l’impression de regresser même parfois

  • Au bout du voyage (17 octobre 2016)

    Sincèrement, je comprends que tu puisses ressentir ça.
    Je suis en congé parental jusque début novembre et nous commençons l’adaptation en crèche la semaine prochaine. Et je suis plutôt contente à l’idée de reprendre le travail. Et pourtant j’ai très bien vécu mon congé parental (avec beaucoup de hauts mais certains bas aussi, je te rassure, il y a des jours où j’ai cru péter un plomb à rester à la maison). Je ne voulais pas reprendre à temps plein, mais en même temps rester à la maison non-stop ne me correspondait pas non plus, et heureusement, j’ai pu négocier un temps partiel.
    Ne culpabilise pas, vraiment. Moi aussi, je ne suis pas fusionnelle avec mon fils, je n’ai pas eu peur de le laisser dès sa naissance, de prendre du temps pour moi et pour mon couple, je suis contente de souffler mais bien évidemment heureuse de le retrouver au retour, je ne suis pas stressée, inquiète, quand je prend du temps pour moi, je n’y pense pas à longueur de temps, etc. Et mon bébé est très heureux comme ça ! Je l’aime, mais je ne me sens pas le besoin d’être hyperprotectrice, je crois que nous nous aimons bien, comme il faut, en ayant aussi son vécu propre, et lui en allant à la crèche, et moi en allant au travail, pour mieux se retrouver.
    Tu es une mère parfaitement normale et non, tu n’es pas une mauvaise mère !
    Je te souhaite de pouvoir bientôt reprendre le chemin du travail, en attendant je t’envoie plein de pensées !

    • ogresse&cie (18 octobre 2016)

      Merci pour ton gentil message. Je me retrouve parfaitement dans ta description. Je crois que une fois le rythme de la crèche bien installé je vais enfin pouvoir souffler et qu’un équilibre va s’instaurer. En ce qui concerne le chemin du travail, je ne sais pas encore ce que ça va donner mais on verra bien.

  • melina (17 octobre 2016)

    J’aime ! (Pas ce que vous vivez mais seulement parce que c’est rassurant)

    • ogresse&cie (18 octobre 2016)

      Merci Melina. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai écrit ce post. Parce que je me suis dit que j’étais peut être pas la seule avec ce ressenti

  • Cyrielle (17 octobre 2016)

    Je n’ai pas bien vécu le mien non plus, ma fille pleurait non stop car elle avait reflux + coliques et je la gardais H24 parce que je ne voulais pas la laisser… J’ai commencé à mieux vivre la maternité quand je suis revenue travailler, comme toi j’ai besoin de ça, j’ai parfois (souvent!) besoin d’être seule et de sortir de chez moi, même si j’adore ma fille, j’ai besoin d’avoir mes loisirs et mes moments off également !

    • ogresse&cie (18 octobre 2016)

      Et bien c’est plaisant de lire ça! Moi je l’aurai bien laissé plus mais personne pour me soulager quand elle était plus petite. Mes amies ont également des bébés donc je ne voulais pas les embeter, la famille loin ou pas à l’aise avec un nouveau né. Ça commence à aller mieux. Et heureusement que le papa gère comme un chef depuis le début sinon j’aurai pété un plomb. Avoir ses propres loisirs c’est essentiel à l’équilibre je crois

  • madamezazaofmars (17 octobre 2016)

    Je crois surtout qu’il n’y a pas de moule et qu’il ne faut pas te formater a quelque chose pour laquelle tu ne te sens pas faite.
    Pour dire vrai, je suis en congé parental depuis 6 ans et je ne me suis jamais vraiment posée de questions. Je me suis toujours considéerée comme une femme active car le boulot, même sans sortir de chez soi, et je ne parle pas des enfants ni du menage est bien present et a faire.
    Par contre je te rejoins forcement sur le manque de temps qui tendrait a faire penser que finalement les meres en congé parental ne sont pas les faineantes qu’on pense toujours une tasse de café a la main, au contraire
    Allez des bisous

    • ogresse&cie (18 octobre 2016)

      Qu’il est bien ton message. Une des raisons pour lesquelles j’adore lire ton blog c’est que tu es toi et ne correspond à aucun stéréotype. Une vraie bouffée d’air frais. En effet il y a un gros décalage entre l’image du congé parental et la réalité. Bisous

  • l0uanne (17 octobre 2016)

    A la naissance de ma fille je rêvais de prendre ce congé parental, ça me fendait le coeur de la laisser chez la nounou. Puis à ses 1 ans je me suis retrouvée au chômage et j’y suis toujours 1 an après et je déteste. je veux passer du temps avec elle mais pas H24, je rêve de repartir bosser et de la larguer chez la nounou. Mais pas 40h semaine si possible….

    • ogresse&cie (18 octobre 2016)

      C’est exactement ça. Ce n’est pas le fait de passer du temps avec elle car ça j’adore, c’est le coté continu qui à force est lourd. Comme quand on passe trop de temps avec quelqu’un et qu’on a besoin de prendre un peu l’air. Courage pour le chômage. C’est une situation vraiment pas évidente et pour laquelle aussi les gens sont peu compréhensifs quand malheureusement ça s’éternise, comme si de nouveau c’était ta faute.

  • Je ne suis pas une poule (17 octobre 2016)

    J’aurais pu écrire ce billet, si j’avais dû me mettre en congé plus longtemps après la naissance de ma fille. La reprise du boulot et son passage chez la nounou a été une véritable bouffée d’oxygène pour moi qui me sentais couler. On a pu reprendre un rythme, nous adapter et nous retrouver avec bonheur. Et même aujourd’hui alors que je ne bosse pas le lundi, j’ai décidé de mettre Bébou à la crèche. Et tu sais quoi?! Je ne culpabilise pas. J’ai besoin de ce temps. Pour souffler, me ressourcer, et être d’attaque pour la retrouver en pleine forme à 17h… C’est drôle. La culpabilité c’est justement le thème de mon dernier post. Viens y faire un tour!^^

    • ogresse&cie (18 octobre 2016)

      Oui c’est exactement ça. La bouffée d’oxygène. Ce matin c’est pmi donc ma coquine n’ira à la crèche que cet après midi et j’attend avec impatience ce moment pour souffler un peu et rattraper le retard de la montagne de trucs à faire. Je vais en profiter aussi pour lire ton article… En vrai c’est pas que je culpabilise mais juste que la situation me pèse et que je me sens en décalage….

  • melie-mummy (18 octobre 2016)

    Je te comprends tellement, je suis une de ses mères qui apprécie d’avoir du temps pour soi et seule a seule avec moi même. J’ai repris le travail à 80 % directement après le congé mat et je ne regrette pas.
    Il n’y a aucune honte a avoir, aucun sentiment de culpabilité. Nous aimons nos enfants à en déplacer des montagnes, d’ailleurs je ne sais pas si cela relève de l’amour mais plutôt en duo avec soi même.
    D’ailleurs je t’écris ma fille est à la crêche, mon fils à l’école et moi je lis avec mon café chaud entre les mains (non je te nargue pas !!) . Je te souhaite bien du courage.

    • ogresse&cie (18 octobre 2016)

      Hehe non je ne l’ai pas vu comme ça. Je viens d’engloutir mon premier repas tranquille depuis vendredi midi… Bonheur!

  • Fred Une Souris Bleue (18 octobre 2016)

    Ahah justement j’en parle bientôt 😉 Pour moi c’est une chance finalement et comme je ne veux pas reprendre le boulot j’en profite et surtout le blog m’aide énormément ! Mais tu as raison sur une chose : la fatigue est notre pire ennemi … repose toi !

  • Maman Vanille (21 octobre 2016)

    Oh quel joli témoignage et coup de gueule ! Tu as raison, l’écriture est un bon exutoire. Pour ma part, contrairement à ce qu’aurait pu pensé mon entourage et moi même par moment, le congé est une chance formidable. Pour autant, je crois que je n’ai jamais autant dit en 6 mois que je n’avais pas le temps ! J’ai prévu d’en parler très bientot mais pour le moment ce sont des notes éparpillées. Et pour ma part, j’ai la chance de m’envoler très loin demain sans mes filles (ce qui va être très dur!). Repose toi… un bon bain chaud et ça ira déjà mieux !

    • Sophie Ogresse (24 octobre 2016)

      Coucou! Et oui en maman moderne on court partout. J’espère que la séparation avec tes filles n’a pas été trop dure.
      J’écris souvent la nuit du coup car j’en ai besoin, pas de temps pour moi en journée avec la chipie qui ne dort pas…
      Avec mon petit appart parisien pas de baignoire mais la douche me fais beaucoup de bien tu as raison.
      Bises

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