Cette maman qu'on invite pas

Quand tu deviens cette maman qu’on invite pas… (baby blues ?)

Gros coup de blues cet aprem (ou babyblues mais pas vraiment) en découvrant qu’une fois de plus je suis celle que l’on invite pas. J’ai le petit coup de mou de la maman à la maison. Cette étiquette de femme au foyer dont je n’ai jamais voulu (mais que je ne méprise pas du tout, au contraire, elles sont fortes aussi ces mamans là). Non c’est juste que ce n’est pas moi.

Pourtant, j’en ai lancé des invit: des pique niques, des soirées, des salons de thé, des bars, des expo… Donc ce n’est pas pour ça.

Je ne suis pas du tout casanière. Si vous me suivez sur insta (@familleogre et @ogressedeparis), vous le savez bien.

Alors je m’interroge.

Pourquoi est qu’on ne m’invite pas?

Est-ce que c’est parce que je ne suis pas (plus) intéressante? Je ne crois pas, j’ai toujours les mêmes intérêts. Et je ne parle pas que de mon bébé non plus. Après si vous me lancez forcément…

Je ne correspond plus à l’idée de jeune femme arty un peu fofolle. Pourtant je le suis toujours.

C’est trop compliqué? Bah en vrai, il suffit juste de me prévenir quelques jours avant pour organiser la garde de ma fille mais ça n’a vraiment rien d’impossible. J’ai de la chance : le super papa a bien compris que c’était indispensable à mon équilibre donc il se charge de tout. (Je joue la calimero d’ailleurs alors que ce soir j’ai une super soirée prévu et j’embarque ma jeune cousine).

Alors pourquoi?

J’aurai tendance à dire la faute à ce fichu boulot!

A cause de lui, j’ai délaissé mes collègues de mon précédent travail. Cette équipe de barjots avec qui je me suis éclatée, je n’ai pas pu la voir. Impossible de boire un verre quand vous avez des horaires horribles, du travail à la maison jusqu’à 2h du mat, des journées debout harassantes et bossez le weekend.

Ceux du nouveau, ont pour le coup une image faussée de moi. La nana toujours épuisée (comme eux en vrai). Puis enceinte et qui doit se reposer et donc ne vient pas aux trucs sympas. Pourtant cette équipe là était super aussi dans sa fraîcheur du début. J’ai rarement vu autant de solidarité!

Donc je comprends  tout cela.

Mais aujourd’hui, je suis en pleine forme, je suis disponible. Alors comme ce petit singe trop mimi sur la photo, je leur dit

« HELLO LES COPAINS. »

Et puis une dernière fois avant de me résigner, je voudrai leur dire: « Coucou je suis là! Vous me manquez! »

Heureusement les amis de toujours sont là vaille que vaille, mais certains habitent loin. D’autres ne sont pas très dispo.

Voilà c’était le petit billet d’humeur pendant que bébé refuse de faire la sieste.

Et vous? Vous êtes vous déjà sentis pris au piège dans un costume qui n’est pas le votre?

  • Justine (8 septembre 2016)

    je n’ai pas d’enfant, mais c’est un peu pareil pour moi et parfois c’est pesant …

    • ogresse&cie (8 septembre 2016)

      Rhhooooo. Bah comme quoi! Pesant oui c’est le mot. Je me souviens d’une fois où bien enceinte j’ai entendu qu’il y avait un resto qui se tramait. J’étais pas trop fatiguée, besoin de me changer les idées, je me suis gentimment incrustée. La plupart de mes collègues étaient contents que je sois là et tout mais y en a quand même une (celle qui organisait) qui m’a sorti, je ne sais plus comment elle l’a formulé, mais qu’en gros je n’avais pas ma place car ils avaient prévu de se retrouver pour parler de spiritualité ce soir là. Je lui ai répondu que justement (et c’est vrai) que c’était un thème qui me passionnait… Je pense que ça aurait été pareil sans être enceinte, car elle avait une idée préconçue de moi. C’est dommage. Mais j’ai quand même passé une bonne soirée.

    • ogresse&cie (11 septembre 2016)

      Tu as raison Justine. Finalement, je crois qu’il n’y a pas forcement besoin d’etre maman pour ressentir cela. Ça m’était arrivé avant aussi. Je t’envoie des ondes solaires ☀️

  • niki (8 septembre 2016)

    après un grand nombre d’années professionnelles, dans un domaine à « pasd’heures » (mode et publicité), j’ai décidé d’élever mes deux garçons et j’ai donc fait le choix de rester à la maison – enfin, quand je dis « rester », c’est une manière de parler, car nous bougions beaucoup mes fistons et moi – mais quand je rencontrais une ancienne copine, la première chose qu’elle me disait c’est = comment peut-on rester chez soi à ne rien faire !!!!!!!!!
    j’hallucinais tellement à ce paroles, que j’étais incapable de répondre – et finalement, je me suis dis « mais pourquoi je répondrais, je n’ai pas à justifier mes choix » – alors courage sophie, celles qui t’ignorent ne te méritent pas

    • ogresse&cie (11 septembre 2016)

      Coucou Niki. Mais c’est vraiment n’importe quoi de dire ça. C’est vraiment ne rien comprendre à ce que cela implique d’élever des enfants. Heureusement, je n’ai jamais eu à subir ce genre de remarques. Je pense que c’est plus de l’ordre de l’oubli, du temps qui passe plutôt que de la méchanceté.

  • SYLVIE LECLERC (8 septembre 2016)

    Bah ma Sophie,c’est quoi ce petit coup de mou? Allez prépare-toi,tu as une soirée qui t’attend…Mathilde est désormais à Paris. Sorties entre cousines à l’horizon! Je t’embrasse bien fort, Tata Syl

    • ogresse&cie (11 septembre 2016)

      La cousine est en pleine forme. Du coup c’est ma nouvelle recrue de sorties. Le petit coup de mou était passager. J’avais juste besoin de mettre des mots sur mon ressenti. Après tu me connais Positive attitude!

  • La Minute d'Emy (8 septembre 2016)

    Je te comprends, j’espère avoir la chance un jour de te rencontrer ! Bises.

    • ogresse&cie (11 septembre 2016)

      Ce serait avec grand plaisir Emy. Si tu as un peu de temps n’hésite pas.

  • Isabelle / Mamanlune (9 septembre 2016)

    Bonjour,

    Tu dis « cette maman qu’on invite pas », de mon côté j’ai parfois l’impression d’être « cette personne que l’on n’invite pas ». J’aime proposer aux gens qui m’entourent (j’en viens à hésiter à écrire ami(e)s), une activité sportive à pratiquer ensemble, une soirée chez les uns ou les autres, une ballade, un pique nique, un truc à faire avec les enfants…. mais finalement, ça tente pas souvent les gens, hormis pour les trucs ponctuels. Et quand elles ou eux font quelque chose , on ne pense jamais à me proposer, je passe une peu aux « oubliettes ».
    Donc si je ne propose pas de se voir, on ne les voit pas ou peu ces « ami(e)s », alors que parfois ça ferait tellement de bien.
    Demander à venir quand on se rend compte (via les réseaux sociaux notamment) que des gens font une activité ensemble sans notre personne : très peu pour moi.
    Alors je peux comprendre cette humeur, ce coup de blues….
    Au boulot, on est 2 à Paris (mon patron et moi) donc les afterworks et autre c’est pas vraiment dans le ton sauf quand nos collègues lyonnais montent sur Paris pour un restaurant une ou deux fois dans l’année.
    Bon courage et bonne continuation.

    Isabelle

    • ogresse&cie (11 septembre 2016)

      Qu’il me fait du bien ton message. En le lisant d’ailleurs je me suis demandée si ce sentiment ne venait pas de plus loin. En effet, je l’avais déjà ressenti sans être maman. Parfois on ne m’invitait pas parce que j’habitais trop loin, que telle activité ne me conviendrait pas, que je ne m’entendrais pas avec telle personne. Bref on pensait à ma place. C’est pas évident à gérer ce sentiment là. On ne sait plus quoi faire finalement. Continuer à lancer des invitations? S’incruster? C’est gênant.

  • l0uanne (9 septembre 2016)

    Bah moi c’est la même chose en étant différent xD Enfait, on est les seuls à lancer les invits pour réunir tout le monde mais jamais personne ne vient …. ! Donc à force on invite plus personne. Par contre, de mes anciennes copines, je suis la seule à avoir un enfant, et du coup je suis plus branché sorties improvisés, ou soirée à faire la fête…. donc elles m’invitent plus

    • niki (9 septembre 2016)

      en lisant le désarroi de toutes celles qui, comme toi sophie, se sentent tenues à l’écart, je vais te dire que lorsqu’on est une femme seule comme moi (veuve depuis 20 ans, ou divorcée ou simplement célibataire), on a l’impression de ne plus faire partie de la « société » des couples – comme si le mari des autres m’intéresserait – pffffffffft merci bien, perdre une copine pour un homme, et puis quoi encore – mais j’ai dû me recontruire un nouveau « cercle », heureusement j’aime étudier, lire, dessiner, cela m’occupe, une chose est sûre = je n’offre plus ma confiance aussi facilement que je le fis jadis – donc, courage à toutes – haut les coeurs, vous êtes toutes des filles épatantes, mamans ou pas mamans, si on ne s’occupe pas de vous, pensez à montherlant qui disait = je remercie celui qui me quitte ou m’abandonne, il me rend à moi-même

      • ogresse&cie (11 septembre 2016)

        Quelle jolie citation pour nous donner de la force. Je pourrais te renvoyer tous ces beaux compliments. Tu es une femme incroyable!

    • ogresse&cie (11 septembre 2016)

      J’en discutais justement au télephone avec une de mes amies hier. C’est l’une des explications que l’on avait trouvé. Que les évolutions de la vie faisait que l’on ne se sentait plus forcément en raccord avec nos amis, connaissances ect… Et que les envies divergeaient aussi. Ce n’est pas de la malveillance mais ça rend triste tout de même.

      • niki (12 septembre 2016)

        il y a de cela aussi sophie, nous évoluons tous et pas nécessairement de la même manière –
        les opinions changent, les centres d’intérêt également et petit à petit on découvre que les vagues du temps ont effacé les pas sur le sable –
        on se découvre des points communs avec d’autres personnes et en vieillissant (hélas hélas 😀 ) on réalise que l’on a moins besoin des autres – la philosophie bouddhiste, une rencontre avec un moine bouddhiste au moment où j’en avais le plus besoin, la méditation m’ont beaucoup aidée –
        et malgré certaines frustrations dues à des personnes peu sympathiques qui le visitaient, mon blog et le partage de mes lectures m’ont permis d’avoir un « cercle » de lectrices dont certaines sont devenues des copines, certaines françaises passent parfois par bruxelles et c’est toujours un plaisir de se rencontrer – je pense, en lisant les commentaires à ton billet, que tu es aussi très « entourée » d’affection – ce qui n’empêche pas les coups de blues, alors n’hésite pas à les partager (pour éviter le très embêtant « over-thinking ») et nous pourrons tenter de trouver les mots pour te consoler
        (au passage je te remercie pour le très beau compliment que tu m’as adressée, même si je ne suis pas certaine d’en mériter autant – mais je ne vais pas faire la fausse modeste en refusant un compliment, ils sont si rares)

        • ogresse&cie (14 septembre 2016)

          Garde le compliment. Je le pensais. Merci pour ton soutien et ta fidélité sur le blog et les réseaux. Tes mots sont toujours solaires et réconfortants.

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