Astuces et conseils pour raconter des histoires aux enfants

Je suis conteuse d’histoires.

Tout à l’heure, j’étais en train de raconter une histoire à petite ogresse, et puis en la voyant se marrer devant mes mimiques, je me suis dit que j’aimerai bien partager ça avec vous.

Sur la photo de profil de ce blog, j’ai écrit que je suis « conteuse depuis toujours. » Mais je ne vous ai jamais vraiment expliqué ce que j’entendais par là. Je vais donc vous raconter un peu de mon histoire

Il était une fois…

Non! Je plaisante!

Je crois que j’ai toujours raconté des histoires. A mes peluches, mes poupées, ma famille, mes amis. A peine rentrée de l’école, j’enfilais un déguisement: princesse, indienne, fée, ect…selon l’humeur. Pas un soir sans que ma maman me lise une histoire. Me priver du livre avant le coucher, c’était la pire punition que l’on pouvait m’infliger. J’ai commencé à faire du théâtre  dans la troupe de mon village. J’adorais être sur scène. Je vivais le texte. J’avais plusieurs vies. J’entrainais mes copines dans mes aventures et on montait des spectacles pour les enfants de l’école, pour les parents. Je n’avais peur de rien.

Et puis ma maman est partie rejoindre les étoiles. J’étais ado. Je me suis barricadée dans ma chambre et j’ai dévoré tous les livres qui me passaient sous les yeux. Vidé toutes les bibliothèques de mon entourage. Mais j’ai surtout vue l’étincelle disparaître des yeux de mon petit frère. Il était encore si petit. Alors je lui ai inventé des histoires inspirées du Seigneur des anneaux, j’ai rétabli le rituel du livre du coucher, je lui ai fabriqué des anniversaires farfelus avec des gâteaux en forme de hérisson et des parcours du combattant dans le jardin familial.

C’est pour cela, au passage, que le personnage principal de mes histoires porte son prénom.

Raconter des histoires ça a aussi été mon arme magique pendant les nombreuses heures de baby sitting qui me faisait gagner un petit peu d’argent de poche. Les enfants étaient sages. Le coucher plus facile. Alors j’ai continué mon chemin sur cette voie…

Depuis le lycée, j’avais envie de travailler en musée. Me voilà donc à 20  ans pour mon premier stage de médiation culturelle. Pas des moindres: au palais de Tokyo. Mes chefs ne se sont pas embarrassés: pour le conte dédié aux enfants de 3 ans, je me suis retrouvée avec une pauvre feuille sur laquelle il y avait 2 lignes de trame.  Ayant pour seule formation d’avoir vu une médiatrice faire un conte, il a bien fallu y aller. Et ça m’a plu. Plus que ça: j’ai adoré.

Après ce stage, j’ai donc créé L’ogresse de compagnie. Avec ce blog en ligne et mon statut d’auto entrepreneuse, j’ai parcouru les quatre coins de l’île de France pour raconter des histoires , que j’avais inventé pour les enfants, lors d’anniversaire. Ça m’a payé mon master d’arts plastiques, puis mes études d’art thérapeute. Être conteuse m’a ensuite permis de survivre pendant ces années de choux maigres où j’étais médiatrice culturelle dans différents musées.

« Je suis conteuse. » C’est ce que j’ai répondu à la psychologue qui essayait de me coincer lors de mon examen final pour mon diplôme  d’art thérapeute. Elle m’avait demandé qu’est ce que j’étais. Cette réponse nous a toutes deux prises au dépourvu. Moi, c’était la première fois que finalement j’assumais vraiment cette part de moi. Maintenant c’est un étendard . Ce n’est pourtant qu’une partie des professions que j’exerce.

Qui est tu? Que fais tu dans la vie? C’est quoi ton travail?

Voilà des questions auxquelles je suis bien en peine de répondre en ce moment. Jeune maman, ma vie a beaucoup changé. Ma grossesse et mon employeur m’ont conduit à un congé parental forcé. Je ne me sens pas maman au foyer, car ce n’est pas un choix. Je ne me sens plus médiatrice culturelle puisque pour le moment je ne travaille plus. Et ça me pèse.

Mais en écrivant sur ce blog, en bavardant avec mes amis, en jouant avec ma fille, la réponse est sans doute là: je suis conteuse.

 

PS: je m’aperçois qu’en vraie conteuse j’ai été très bavarde. Du coup, je n’ai pas partagé avec vous quelques astuces pour raconter des histoires. Je me rattraperai lundi sur le blog. Promis, juré, crâché!

 

© Un de mes contes pour l’exposition La route jeux au musée du quai branly, photographié par Julien Brachhammer

  • fleurdementhe (2 septembre 2016)

    Mais c’est absolument GENIAL !!! Je ne savais pas que tu écrivais tes propres contes… J’ai le délire fou d’écrire des histoires pour ma fille aussi. Aujourd’hui, je m’inspire de ses livres et je laisse venir l’imagination à partir des images, mais allez plus loin serait super ! J’adorerais t’écouter :))
    J’admire vraiment ta persévérance et ta détermination à faire ce dont tu as envie.
    Je peux encore dire que j’adore cette idée d’être une « conteuse » ??

    • ogresse&cie (6 septembre 2016)

      Oui moi aussi je trouve que c’est plus qu’un métier mais un concept en soit. C’est super que tu inventes des histoires. La plupart des miennes ne sont pas écrites écrites mais il va falloir que je m’y mette sérieusement

  • Marie (2 septembre 2016)

    Très bel article, je suis très touchée par ton histoire. Mes frères et soeurs et moi nous avons aussi grandit dans les livres et dans des univers que nous imaginions et encore aujourd’hui je trouve refuge et réconfort dans la littérature.

    Je suis contente aussi d’en avoir appris un peu plus sur toi. c’est vrai que cette description de « conteuse » m’intriguait !

    Je suis sûre que tu es une conteuse merveilleuse. Salomé va s’endormir avec des étoiles pleins les yeux grâce à sa maman.

    • ogresse&cie (6 septembre 2016)

      Tu es vraiment adorable de dire ça. Oui je crois que l’on a pas mal de points communs toutes les deux. Je suis touchée de voir que finalement mon billet avait sa raison d’être. J’avais peur que ça soit un peu égocentrique.

  • Anne (2 septembre 2016)

    Génial!

    Tu viens de me plonger quelques années en arrière lors d’une formation en Angleterre. On nous avait emmenés écouter un conteur et c’était fascinant!

    • ogresse&cie (6 septembre 2016)

      Oh oui c’est un bonheur d’écouter les contes. Tu vois ça j’ai oublié de le dire dans mon billet aussi, ma mère m’emmenenait dès qu’un conteur passait dans les villages alentours. Ton gentil commentaire m’a rapporté ce souvenir alors merci à toi

  • Pastropfatiguee (2 septembre 2016)

    Tu dois être une super grande sœur

    • ogresse&cie (6 septembre 2016)

      J’en doutais encore il y a quelques jours mais mon petit frère m’a fait verser quelques larmes avec un petit mot plein d’amour. Finalement oui je crois que je suis pas trop mal

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