Dormir avec bébé

Ces petits riens qui font tout après un accouchement (difficile)

Ton bébé est là. Tu en as bavé mais ça en valait la peine. Tu es fatiguée. Tes hormones sont en folie. Tu oscilles entre tout un tas d’émotions et parfois aussi encore la douleur. Mais il y a des petits gestes. Des riens du tout qui pourtant changent vraiment la donne.

Je vous ai déjà raconté les péripéties du test de la surdité, les phrases qui m’ont un peu plombée… Oui mais voilà ces choses là sont bien moins importantes que cette jolie énergie que les gens autour de toi peuvent t’envoyer. Dans mon coeur, il y a tout ces petits riens là qui mis bout à bout m’ont permis de me sentir heureuse comme jamais avant dans ma vie. Des petits riens comme

* sentir la peau de ton bébé, le renifler encore et encore comme une maman louve.

* le regard de ton homme. Heureux, fier, épaté, attendri, plus amoureux que jamais.

* des sucreries. Encore plus quand elles sont libanaises. Encore plus toutes droites sorties du casier de la sage femme qui te les offre avec gentillesse. Encore plus quand tu n’as quasi rien mangé depuis 3 jours et que tu fais un malaise d’hypoglycémie. Encore plus quand tu as été privée du repas de Noël pour cause de diabète gestationnel.

* la larme à l’oeil de ton père. Lui, ce grand gaillard, que tu vois pour la première fois démuni mais de joie, tellement ému qu’il n’ose pas effleurer sa petite fille du bout des doigts.

*les petites attentions de ceux qui ont apporté un petit quelque chose pour toi en venant rencontrer ton bébé: des fleurs qui te font sentir femme, des produits de beauté qui te redonnent confiance en toi rien qu’au parfum, des chocolats des gateaux des pâtisseries… (cf les sucreries d’en haut), des petits carnets pour noter tout ce que tu as peur d’oublier, un livre qui t’aidera quand tu auras des questions et que tu ne sauras pas si tu t’y prends bien, des objets ayant appartenus à ta maman qui ne verra jamais sa petite fille…

*une bonne douche, un moment pour toi, pour souffler un peu. L’eau qui coule sur ta peau et qui enlève toute trace de l’effort digne d’un marathon

* ta grand mère qui donne son doigt à attraper à ta fille, lui transmettant tout son amour. Les observer du coin de l’oeil et se dire que c’est beau la vie.

* ta cousine qui vient à ton secours en bercant bébé quand tu tombes d’épuisement

* tes amies qui te donnent de bons tuyaux mais sans jamais te forcer la main ou être dans le jugement

* ceux qui vont faire des kilomètres, des heures de trajets pour te voir toi et le bébé

* dormir 1h d’affilée. Le luxe suprême!

* le petit mot gentil sur un réseau social, un sms, une attention d’une personne à laquelle tu ne t’attendais pas.

*ceux qui sont là pour toi, pour t’écouter, ici présents, au téléphone, par la pensée…

Ce n’est pas rien une naissance. C’est tout le contraire. C’est fort en émotions. Cela révèle aussi beaucoup de choses sur ceux qui nous entourent et permet de faire le tri d’une façon naturelle. On garde tout près de soi les énergies positives. On avance. On construit sa nouvelle famille. On fait son petit bonhomme de chemin en gardant dans le coeur tous ces petits gestes d’amour. Et on se prend à rêver d’un monde meilleur.

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  • Maman-Tout-Terrain (19 août 2016)

    Il est bon de relire et de se souvenir de la douceur de ces moments qui suivent l’accouchement.
    Pour mon aine, nos meilleurs amis nous avaient fait venir, par avion, un plateau des meilleurs fromages de France (j’ai accouche a Shanghai et c’etait introuvable, la-bas!). Sauf que j’ai accouche deux semaines apres terme et que les fromages commencaient a sentir fort. Tellement fort qu’on a un peu pourri le frigo de la maternite. J’imagine qu’ils ont brule le frigo, a notre depart 🙂
    J’aime beaucoup la tendresse qui se degage de ta serie d’article sur la maternite, sinon 🙂

    • ogresse&cie (30 août 2016)

      Trop chouette l’idée du fromage! C’est une super anecdote à raconter à ton ainé! J’adore ce genre de petites histoires.
      Merci pour ton joli compliment. Je crois que le mot tendresse est bien ce que je ressens

  • happy and baby (19 août 2016)

    Il est magnifique ton article ! Plus que quelques semaines avant que je ne connaisse (j’espère) tout ça !

    • ogresse&cie (30 août 2016)

      C’est tout le mal que je te souhaite. Etre bien entouré, c’est important ☀️

  • Pastropfatiguee (21 août 2016)

    Aaah la 1ère douche après l’accouchement ! Quel bonheur !!
    J’ai aussi aimer remanger tout ce dont je n’avais pas le droit pendant la grossesse (merci la toxo !), pouvoir m’allonger sur le ventre (trooop bien pour moi qui dormait sur le ventre)…

    • ogresse&cie (30 août 2016)

      Et oui pareil que toi pour la toxo… C’était pénible. Par contre heureusement je dors sur le coté. Mais avec les reflux j’ai eu des passes ou je devais dormir presque assise …

  • Virginie (5 mars 2017)

    Tes mots ont une certaine raisonnance pour moi qui suis à quelques jours du terme 🙂
    D’autant que j’ai cru y déceler l’absence d’une mère; j’ai perdu la mienne au cours de ma 1ère grossesse alors je sais à quel point L’absence de figure maternelle est compliquée quand on est soi meme en train de se construire en tant que telle. Merci

    • Sophie Ogresse (5 mars 2017)

      Oui tu as visé juste. Je l’ai perdu au début de mon adolescence. Nous partageons ce douloureux point commun d’être devenue maman sans notre maman à nos côtés. Je me demandais justement si ce vide serait aussi fort lors d’une deuxième grossesse… Je pense bien à toi, et je suis sûre que ta maman est près de toi d’une autre manière en ce moment. Je te souhaite une belle fin de grossesse. Une grosse bise

  • Virginie (5 mars 2017)

    C’est adorable :-). Cette grossesse est complétement différente, le vide est là mais pas de la même façon. Disons que la présence d’un N°1 qui ne compte pas du tout se faire oublier change pas mal la donne ;-). Pour la première, mon bébé a été ma « bouée » – je savais ma mère condamnée, mais je l’ai qd même eu pendant 6 mois; même si ce n’était déjà plus la personne que j’ai connaissais-. Bizarrement, j’ai été incroyablement sereine ! Pour celle-ci le manque est presque plus présent, mais d’une manière complétement différente… Chaque histoire est particulière; mais c’est sur que la maternité est une période au cours de laquelle on y pense un peu plus. Comme tu le dis, elles sont certainement toujours quelque part à veiller sur nous :-). Le vide est là, malgré tout j’arrive à penser que nous y puisons aussi une certaine force … 🙂 Oh par contre elle m’aurait tapé sur les doigts devant l’énooorme faute de mon premier post « résonance » et non pas « raisonnance » 😛 … hihihi 😉 Je t’embrasse !

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